Ecrire au kilomètre

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Entendons-nous bien, mon « écrire au kilomètre » d’aujourd’hui n’a rien à voir avec le sens que certains donnent à cette expression : écrire n’importe quoi, sans inspiration, juste pour faire du remplissage. Non ! Loin de moi l’idée de vous inciter à (croire) remplir un potentiel objectif impliquant des séances fixes d’écriture par une telle pratique. Mon interprétation de cette expression est bien différente. Ce serait même tout le contraire ! C’est pour faciliter le travail de Mme Muse que je viens aujourd’hui vous donner ce conseil : écrivez au kilomètre.

Ce n’est pas juste « écrire en ne mettant un retour à la ligne que lorsque le paragraphe est terminé ». Non, écrire au kilomètre, selon moi, c’est oublier toutes les fioritures de la forme pour se concentrer sur le fond. C’est ouvrir son traitement de texte et y inscrire les mots qui nous viennent sans se préoccuper de la police de caractères, des retours à la ligne, des espacements entre les paragraphes, du style des titres de chapitres, du format de nos citations, de passer tel mot en gras ou en italique… C’est donc laisser de côté la mise en page tout simplement. Il sera toujours temps de s’occuper d’elle à la fin.

Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais quand l’inspiration me vient, si j’ai la chance que ce soit à un moment idoine où je peux jeter sur le papier le clavier les mots qui débordent, le fait de m’interrompre pour justifier mon paragraphe, formater une citation ou styliser un titre risque de mener directement à un tarissement du flot de mots et à la perte de l’idée qui avait jailli. Donc, écrivons au kilomètre, sans nous arrêter à savoir si c’est bien présenté. D’autant que par la suite on reviendra certainement sur notre manuscrit tapuscrit, changer des phrases, en ajouter, en éliminer, ce qui pourrait influencer la forme et nous contraindre à la revoir.

Alors gagnez du temps : écrivez le fond sous n’importe quelle forme et ensuite prenez le temps de le formater. Certains ignorent tout des possibilités des traitements de texte à ce sujet, et utilisent encore des retours à la ligne pour espacer leur lignes et paragraphes ou vont aller appliquer titre après titre un formatage tel que la mise en caractères gras ! Gagnez encore du temps : apprenez à utiliser les formats et les styles. Le temps passé à cet apprentissage sera amplement rentabilisé par l’économie faite sur le temps de formatage. Imaginez un texte que vous voudriez envoyer à des destinataires différents, disons des éditeurs, tiens, qui souhaiteraient un formatage spécifique : quel temps perdu de refaire le tout à la main quand vous pourriez rapidement, juste en mettant à jour trois ou quatre styles, avoir le format demandé ! Possible que je vous écrive à l’occasion un petit article à ce sujet, mais vous trouverez facilement dès aujourd’hui, dans l’aide de votre traitement de texte ou sur le web, des explications.

Attention, vous écrivez au kilomètre, vous avez le fond, c’est bien, mais insuffisant si vous omettez deux étapes importantes : la relecture (à ce sujet ne corrigez pas non plus les fautes d’orthographe en cours d’écriture, ça peut vous couper autant que de formater un mot) et le formatage. Écrire un article, une nouvelle, un livre implique toujours trois phases :

  • la rédaction du contenu
  • le formatage (structuration du contenu : titres, paragraphes, espacements, formatage des citations…)
  • la relecture (correction des fautes d’orthographe, de grammaire, de style…)

Aussi bon que soit le contenu, mal présenté, mal orthographié il ne passera pas ! Et je sais d’expérience que même après relecture il nous reste souvent une coquille, une faute, un détail qui pêche. Pas faute d’être perfectionniste pourtant ! Les lecteurs seront (du moins je l’espère) indulgents pour une ou deux coquilles ou un retour chariot oublié. Ils ne le seront pas du tout si les fautes et le formatage insuffisant compliquent leur lecture et leur font oublier le fond…

Écrire au kilomètre donc, puis formater et relire. Finalement on passe parfois plus de temps aux deux dernières étapes qu’à la première. Je comprends mieux pourquoi mon dernier article fut si chronophage et pourquoi j’ai du coup voulu faire court pour cette fois !!!

Persévérance

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Aller, il est temps, je vous en ai déjà parlé, le voici, l’article sur une technique d’écriture indispensable à tout écrivain (et je suppose dans beaucoup d’autres métiers/passions !) : la persévérance.

Elle revient dans toutes mes lectures sur le thème de l’écriture et au détour de certaines pages de réseaux sociaux consacrée au sujet qui me nous préoccupe. Elle envahit l’espace et me fait inlassablement repenser à … la procrastination ! Laquelle, vous le savez, peut avoir des sources diverses et variées, mais ce n’est pas le thème du jour. Éviter la procrastination et faire preuve de persévérance donc. C’est un des exercices que nous pratiquons depuis un an avec Une Voix, en veillant à venir régulièrement remplir ces pages.

Avant d’extraire de mes sources, notablement d’Écriture, mémoires d’un métier, quelques citations liées à la-dite persévérance, je suis allée m’intéresser à sa définition. Monsieur le dictionnaire (en ligne pour une fois) m’informe gentiment qu’il s’agit de « l’action de persévérer ». Merci monsieur le dictionnaire, ça je m’en doutais… Je ne sais pas vous, mais c’est le genre de définition qui ne me plait pas ! En poussant la chansonnette un peu plus loin voilà ce que j’ai trouvé de plus précis :

Persévérance : qualité de celui qui demeure ferme dans une résolution / qualité morale qui consiste à poursuivre une tâche.

C’est déjà plus précis, on y trouve la notion de résolution, de tâche et on apprend que la persévérance est une qualité. Innée ou acquise, ça je n’en sais rien… En tout cas nous savons maintenant que pour écrire et être lu/publié nous devons en avoir la résolution, demeurer ferme dans celle-ci et poursuivre sans faiblir la tâche :

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

Nicolas Boileau, L’Art poétique, 1674 ! Mon conseil n’est décidément pas tout neuf…

Aucune prétention d’exhaustivité ici, juste l’évocation de cette qualité nécessaire entre autres pour trois points, que j’illustrerai par les phrases de Stephen King :

1/ Persévérez à pratiquer, à écrire inlassablement (corolaire de la discipline dont je vous entretiendrai dans un prochain article).

J’ai compris que le fait d’arrêter la rédaction d’un texte simplement parce que c’est difficile, sur le plan affectif ou sur celui de l’imagination, est une mauvaise idée. Il faut parfois continuer même quand on n’en a pas envie, et il arrive qu’on fasse du bon boulot alors qu’on a l’impression d’être là, à pelleter bêtement de la merde, le cul sur une chaise.

2/ Persévérez à croire, croire encore, malgré les refus. Avant de savoir marcher, nous tombons et nous relevons des tas de fois ! Harry Potter ne serait pas le livre avec lequel nos enfants apprennent à lire leur premier roman si son auteur n’avait pas persévéré à envoyer son manuscrit malgré les refus ! De même pour Stephen King, c’est la persévérance qui l’a conduit après des années au succès que nous lui connaissons.

Vers quatorze ans […] il n’ y avait plus assez de place sur mon clou pour toutes les lettres de refus que j’avais empalées dessus. Je remplaçai le clou par un autre, plus long, et continuai d’écrire.

3/ Persévérez malgré l’avis de vos détracteurs. N’écoutez pas ceux qui vous découragent. Les seuls habilités à « juger » sont les professionnels du métier, et encore, avec tout ce que cela peut avoir de subjectif dans un domaine comme l’écriture. Un ami bien intentionné peut vouloir vous éviter une déception en tempérant votre enthousiasme, en fait il met à l’épreuve votre persévérance… Un écrivain a plus besoin de gens qui croient en lui que de personnes qui le freinent, enfin, ce n’est que mon humble avis !

Si jamais vous écrivez (ou peignez ou dansez ou sculptez ou chantez, peu importe), il y aura toujours quelqu’un pour essayer de vous faire croire que vous êtes un minable, c’est tout.

Alors bien sûr je prends les choses dans le désordre, car avant de persévérer il y a une étape indispensable: se lancer. Là encore, je vous consacrerai un article entier sur le thème tant il me semble lui aussi central (même si Une Voix a déjà partiellement défloré le sujet) !

Il y a quelques temps une longue tirade, attribuée à Robin Hobb (je dis attribuée car je n’ai pas réussi à vérifier la source), m’a attiré l’œil et parlé au cœur. Elle parle de la persévérance et de se lancer et surtout d’une de ces excuses derrière lesquelles on se cache :

N’écoutez pas ceux qui vous disent que très peu d’auteurs sont publiés et que vous n’en ferez pas partie. N’écoutez pas les amis qui vous disent que vous êtes meilleurs que Tolkien et que vous n’avez donc plus rien à prouver. Continuez d’écrire, gardez foi dans l’idée que vous avez des histoires uniques à raconter, et racontez-les.

Je rencontre beaucoup de gens qui « vont se mettre à écrire un jour ». Quand ils auront fini l’université, quand le mariage sera passé, quand les enfants auront grandi, ou à la retraite… C’est un tel piège… Vous n’aurez jamais davantage de temps libre qu’aujourd’hui.

Alors que vous ayez 12 ans ou 70, vous devriez vous asseoir aujourd’hui et commencer à écrire, si c’est ce que vous voulez faire. Il se peut que vous ayez à prendre des notes sur un calepin tandis que les enfants jouent au square, ou quand vous serez dans votre voiture, ou dans un café, à la pause. C’est ok. Nous avons tous fait ça. Et tout commence quand on se met à écrire.”

Plus court et prosaïque, Stephen nous fait la même invitation :

Si Dieu vous a accordé un certain talent pour faire quelque chose, pourquoi ne pas le faire, au nom du ciel ?

Allons-y !

 

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De l’importance de la taille

Image courtesy of Michal Marcol / FreeDigitalPhotos.netJe ne m’étais pas enquise de sa taille avant de la constater de mes yeux…

Peut-être eus-je dû ?!

J’avoue ce n’est pas le genre de choses auxquelles l’on, enfin, je, pense. Et vous ?

Je me suis intéressée à lui pour ses capacités, ce qu’il pouvait me permettre. Il m’a séduite par des détails divers, une présentation avantageuse, un je ne sais quoi qui me fis envie… Et la taille est un paramètre qui ne m’est pas venu à l’esprit ! Ou plutôt, pour être honnête, je ne me suis pas enquise de sa taille parce que je l’ai présumée sans m’en rendre compte. Et ce n’est qu’une fois qu’il fut sous mes yeux que je m’en rendis compte : je l’avais paré d’un attrait qu’il n’a pas, et ma déception fut à cette mesure ! Ce « mais il est tout petit ! » qui peut s’avérer gênant, décevant, rassurant ou cocasse selon les cas…

Bref, j’avais cru mon journal d’un format A4, il s’avère nettement plus petit; plus aisément transportable de fait, certes, mais comment vais-je réussir à avoir la concision nécessaire au peu de place laissé par jour du coup ? Quels trésors d’ingéniosité vais-je devoir déployer pour optimiser l’espace et réussir à l’aplatir assez pour ne pas perdre de la marge au cœur de la reliure ? Par quel subterfuge vais-je compenser sa petitesse ? C’est un défi intéressant et formateur après tout de résumer en une phrase l’important d’une journée ! Je commence bientôt (oui, décidément je ne peux pas commencer au milieu d’un mois…), et, qui sait ?, un jour peut-être je vous raconterai comment on peut compenser la petite taille par une utilisation optimale !

Journal

PS : Oui, cet article est l’un de mes plus court, logique pour un article sur la taille, non ?!

Cinq ans dans un journal

5 Year DiaryN’a-t-il pas l’air magnifique ? J’ai hâte de l’avoir sous la main, de sentir ma plume caresser le velouté de ses pages, de l’ouvrir et le remplir chaque jour pendant, ouah ouh, cinq ans ! J’espère que la reliure de Monsieur est solide ! Je viendrai vous le confirmer dans quelques mois. En attendant, peut-être vous demandez vous quel est cet ouvrage et comment il a atterri ici ? Bon, sans doute seule la première question vous effleure-t-elle, mais je vais de ce pas répondre prioritairement à la seconde, après tout je suis chez moi et chez moi je me balade à poil si je veux sur mes pages et je suis donc libre de vous y écrire à ma convenance, n’est-ce-pas ?!

Je ne suis pas une lectrice assidue de blogs, bien que j’en (co)rédige un. Cependant il y en a un que je lis régulièrement depuis des années, dont je vous ai déjà parlé, concernant les tribulations d’un tubercule. Rien à voir, mais j’ai fini il y a peu Le Cercle Littéraire des Amateurs d’Épluchures de Patates, je vous le conseille aussi ! Et souhaitons qu’il y ait quand même plus de recherches sur le mot « journal » qui aboutissent ici que de recherches sur la patate et les tubercules, ces internautes seraient déçus…

Il y a quelques jours j’ai rattrapé mon retard de lecture du dit blog et je fus notamment interpellée par cet article. C’est en parcourant ces lignes que j’appris l’existence du « 5 Year Diary », et que cliquant sur le lien indiqué je me retrouvais à m’en offrir un sans beaucoup plus de réflexion que cela, chose relativement inhabituelle par ici ! Vous savez maintenant comment ce joli pavé est arrivé dans ma vie et a obtenu l’honneur d’un article sur ce blog. Il ne sera pas dans mes mains avant plusieurs jours ceci dit, délais postaux obligent.

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De quoi s’agit-il exactement ? D’écrire sur sa vie, domaine dans lequel j’excelle, même si désormais je livre rarement ces écrits au public (mais il y a toujours des exceptions). Ce n’est pas un classique journal intime sur lequel on peut noircir des pages et des pages de réflexions, souvenirs et autres exutoires verbaux. Pour cela un simple cahier d’écolier ou un joli carnet suffisent. Le concept ici est différent. En tout cas, de ce que j’en ai compris en lisant les informations données par les utilisateurs du journal en question, vu que je n’ai pas encore pu étudier l’objet par moi-même !

Le 5 Year Diary propose une page pour chaque jour de l’année, laquelle est divisée en cinq sections, une pour chacune des cinq années. Il n’y a donc que quelques lignes pour chaque jour, le but étant, selon moi, d’écrire ce qui ce jour-là était le plus important. Ainsi au bout de cinq ans on lit en un coup d’œil sur une page l’évolution d’une même date sur ces cinq années. Tentés ?

Cerise sur le gâteau il y aurait même des pages pour lister les livres que l’on a lu, j’espère qu’ils ont prévu assez de place ! Je vais tenter l’expérience, prendre quotidiennement les quelques minutes nécessaires pour renseigner le 5 Year Diary et je viendrai dans quelques mois (ou années ?) vous donner mon impression. Première action prévue en attendant de le recevoir : me procurer le stylo idoine qui ira avec ! Si vous souhaitez vous lancer aussi allez donc le commander et tenez-nous au courant !

Faire des tirets cadratins dans Word et Libre Office

Options WordAller hop, dans la série « articles techniques » ou « comment bien utiliser mon traitement de texte ? » ou encore « comment gagner du temps lorsque j’écris mes dialogues ? », voici celui qui vous dit comment faire des tirets cadratins dans Word et Libre Office Writer. Un peu plus corsé que celui sur le nombre de caractères j’avoue et ne fais que la version française pour la peine.

Après, promis, plus aucun article technique « informatique » pour cette année… Enfin… Sauf si Une Voix se sent soudain prise d’une nécessité absolue d’expliquer comment faire la clé de Sol et ses consœurs dans Word ! (Ses consœurs dis-je mais… en existe-t-il plusieurs d’ailleurs ?! Ouf, merci monsieur Google de m’avoir renseignée ! Ses consœurs, donc, disais-je et confirme-je…).

Déjà, expliquons en quoi cet article est utile (partant du principe que vous souhaitez écrire un dialogue) :

1/ un dialogue respectant la typographie française des dialogues s’écrit avec des tirets cadratins.
2/ Word et Writer par défaut transforment vos tirets en demi-cadratins, un peu plus courts ou ne les transforment pas du tout. Là où nous voulons un « — » nous aurons donc un « – » ou un « – ».

Écriture manuelle du tiret cadratin dans Microsoft Word (version Professionnelle 2010)

Vous pouvez, si vous le souhaitez, si vous ne craignez pas une tendinite des doigts, si vous avez une pensée suffisamment lente et non volatile pour supporter la nécessité de le faire à chaque nouvelle phrase du dialogue, si vous êtes un brin masochiste, ou autre… Vous pouvez, donc, obtenir votre tiret cadratin de la façon suivante :

Appuyez simultanément sur les touches « Alt « , « Ctrl » et « – » (du pavé numérique).

J’ai testé pour vous, ça fonctionne. Enfin… Dans Word, pas dans WordPress, ni d’ailleurs dans Libre Office Writer, argh… Utilisez bien le – du pavé numérique (Ctrl + Alt + – = —), car notre cher « tiret du 6  » (Ctrl + Alt + 6 = |) ne vous sera d’aucun secours ici ! Et pour ceusses qui se demandent comment je fais magiquement mes tirets cadratins dans WordPress, j’avoue, je copie/colle depuis Word, mais chut ! Un jour je chercherai (et je trouverai cette fille qui me manque tant) une autre façon, mais comme je compte bien écrire mes textes sous Word et pas sous WordPress… Et puis je vous ai promis des trucs dans Word et Writer pas dans WordPress, et puis… Bref.

Écriture manuelle du tiret cadratin dans Libre Office Writer (version 3.6.3)

J’aime beaucoup le caractère, disons, interactif ? non, évolutif ! de mon écriture d’article. Car au fur et à mesure que je vous écris pour vous enseigner (bien grand mot pour cette petite chose là) l’art du tiret cadratin dans votre traitement de texte, j’apprends en parallèle comment faire, et je sais donc maintenant faire un — dans WordPress. Si si. C’est simple. C’est comme dans Libre Office. Et la technique marche aussi dans Word, Noël ! Donc si vous ne devez en retenir qu’une (et en admettant que vous utilisiez Windows comme système d’exploitation – oui, l’informatique est peuplé de cas particuliers – notez que si vous ne savez pas ce qu’est un système d’exploitation vous utilisez certainement Windows en ce moment même…), retenez celle-ci :

Appuyez la touche « Alt », maintenez-la appuyée en tapant 0151 (au pavé numérique), relâchez.

J’ai testé pour vous, ça fonctionne. Dans les trois. Noël, donc, disais-je ! Sauf que, admettez, taper Alt + 0151 à chaque début de ligne de son dialogue, c’est fastidieux. Et c’est là qu’intervient la magie du petit truc décrit ci-dessous, à faire une fois pour toute dans votre traitement de texte pour être tranquille pour tous vos futurs dialogues (et pensez-y quand vous changez de machine…).

Plutôt que de taper des Alt + 0151, il est possible de choisir une combinaison de caractères que votre traitement de texte transformera tout seul comme un grand en un « — » ! Je vous conseille donc d’utiliser le « – – » (deux tirets successifs). En effet je ne vois aucun cas dans la langue française où nous ayons besoin d’écrire « – -« , et par contre je doute que vous souhaitiez que votre moindre « – » devienne un « — ». Et vous prendrez vite le pli en écrivant vos dialogues de commencer la phrase de votre interlocuteur suivant par « – -« , que l’ordinateur modifiera pour vous en « — ». Il ne reste qu’à éduquer votre traitement de texte une fois pour toutes et vous pourrez utiliser cette astuce dans tous vos documents. Ci-dessous le mode d’emploi d’une telle éducation :

Écriture automatique du tiret cadratin dans Microsoft Word (version Professionnelle 2010)

Pour commencer, ouvrez Word (oui, parfois, j’aime enfoncer des portes ouvertes : mine de rien c’est très utile dans le support informatique de commencer par la base.) .

1/ Ouvrez l’onglet Fichier en cliquant sur Fichier
2/ Cliquez sur Options

Ouvrir Options Word 2010
3/ Dans la fenêtre d’options, cliquez Vérification
4/ Cliquez Options de correction automatique…

Options Word 2010
5/ Dans les champs Remplacez : et Par :, indiquez « – – » (2 tirets successifs) et — respectivement
6/ Cliquez Ajouter
7/ Cliquez OK

Correction Automatique de Word
Et voilà, dès que vous tapez (pas trop fort pour ne pas les blesser) « – -« , vous obtenez — dans Word. Enjoy !

Écriture automatique du tiret cadratin dans Libre Office Writer (version 3.6.3)

Pour commencer, ouvrez Writer (même punition que précédemment…) .

1/ Ouvrez le menu Outils en cliquant sur Outils
2/ Cliquez sur Options d’AutoCorrection…

Menu Outils dans Writer

3/ Dans la fenêtre AutoCorrection, remplir directement les champs Remplacer et Par : avec « – – » (2 tirets successifs) et — respectivement
4/ Cliquez sur Nouveau
5/ Cliquez sur OK

AutoCorrection dans Writer
Et voilà, dès que vous tapez (toujours délicatement pour ne pas les blesser) « – – » puis la touche Espace, vous obtenez — dans Writer. Enjoy !

Et dans quelques temps je viendrai finir de vous donner les règles de typographie du dialogue, maintenant que vous savez faire vos tirets cadratins