En passant

Citation LivresOn parle souvent de l’enchantement des livres. On ne dit pas assez qu’il est double. Il y a l’enchantement de les lire, et il y a celui d’en parler.

Amin Maalouf

En passant je ne sais plus où, il y a de cela déjà quelques mois, j’ai aperçu cette citation sur un mur et cédé à l’envie de l’emporter pour venir vous la livrer. Je ne sais pas si de votre côté vous ne les lisez ni n’en parlez (mais que faites-vous sur ces pages si c’est le cas, seriez-vous égarés au hasard d’une recherche sur la toile ?), si vous ne faites que les lire (c’est déjà un beau voyage), si vous les lisez et en parlez par-ci par-là à vos amis ou à une plus large audience. Ce que je sais, en revanche, c’est que pour ma part j’aime les lire et j’aime en parler. J’aime aussi écouter des personnes en parler et éveiller mon envie de les lire. Bref, j’aime les livres et ce n’est pas une surprise pour les habitués de ces lieux.

Maintenant, je dois avouer que ces derniers mois je les lis plus que je n’en parle… alors… quant à les écrire ! C’est pourtant, là aussi, un enchantement, ces heures où les mots coulent à flots et forment des phrases, des paragraphes, des chapitres, des histoires et peuvent ainsi être lus, puis un jour donner le plaisir d’en parler !

En passant, je lève souvent le nez du livre que je lis et regarde ce qui m’entoure. Je me nourris alors des belles surprises que je glane ainsi.

En passant, je viens vous saluer en quelques lignes et ramener un petit peu de vie sur ce blog. La prochaine fois, je ne ferai pas que passer, et qui sait, je viendrai peut-être parler des livres que je lis !

Retour (vers le futur ?)

Be writingHep…
Psst…
Y-a quelqu’un ?!
Toc toc toc… Mais ? Qui est là ?
Je rentre un peu tard je sais, je reviens de si loin… ah non ça, c’est l’italien ! Un peu de sérieux que diable !

Oui, c’est moi, Jérôme Une Plume, et, non, je n’ai pas changé.

Après des mois d’errance auprès d’autres chronophages, je reviens à ces pages trop longtemps délaissées. Il aura fallu attendre les petites heures de la nuit, la démangeaison permanente de ma plume aspirant à courir à nouveau pour que je finisse par lui céder. Avec délectation. Sans sujet aucun, évidemment. Juste l’envie. La belle, saine, grande envie de revenir et de laisser les mots couler, s’organiser, se répandre, s’exprimer… De secouer un peu Une Voix aussi peut-être, par l’exemple plutôt que par la parole. Mais qu’Une Voix revienne faire entendre ses notes par ici ou non, ma plume en tout cas a retrouvé le chemin.

C’est le premier pas, timide, hésitant, encore un peu chancelant, mais déterminé. Déterminé à trouver prendre le temps, à s’offrir à nouveau ce plaisir et à franchir pas à pas les étapes du voyage. Écrire.

Juste quelques mots pour commencer, juste une petite page pour vous saluer, vous demander si vous êtes encore là et reprendre rendez-vous avec vous et avec mes muses. Puis ce seront les réponses aux commentaires ignorés depuis avril et de nouveaux mots, de nouveaux thèmes, et une plus grande liberté encore dans nos choix et nos récits.

A très bientôt.

Bonne Année 2015

Image courtesy of krishna arts / FreeDigitalPhotos.netUne année de plus de passée, où nous fûmes plus rares au clavier, car, ainsi que nous le disions à la même date l’année dernière, il existe un quotidien avec lequel il ne nous est pas toujours aisé de transiger ! Une année riche en évènements et en émotions, petits et grands, comme chaque fois. Alors, dites-moi, quelle saveur avait-elle ? Qu’en retiendrez-vous ? Oublierez-vous ce qu’il faut oublier ?

Trêve de passéisme ! Que souhaitez-vous pour celle-ci, qu’il est en votre pouvoir de réaliser ? Qui voulez-vous être ? Sur quoi voulez-vous vous focaliser ? Qu’avez-vous envie de vivre ?

Je vous laisse méditer sur ces questions en espérant que vous saurez en 2015 vous procurer ce qu’il vous faut, faire ce qui doit être fait pour avoir santé, bonheur, amour. Car quoi qu’en disent les vœux que nous échangeons, ce n’est pas l’année nouvelle qui vous amène ces bienfaits, mais vous-même par ces choix que vous faites chaque jour.

Nous vous souhaitons le meilleur, quelle que soit la forme qu’il prend pour vous.

Bon courage ! Ou pas.

Bon courage !

Dimanche. J’appelle une amie pour prendre quelques nouvelles, la conversation se termine invariablement par « Bon courage pour ta semaine ». Euh… merci. Je te souhaite une très belle semaine !
Lundi. Mon patron m’envoie un mail en me demandant d’effectuer une tâche, tâche qui m’incombe de surcroit. Il achève son mail par « Bon courage ! ». Mais chef, c’est mon boulot. Et en plus j’aime mon travail, je t’assure. Bonne journée, chef !
Mardi. Je pars en déplacement professionnel. Au moment où je passe la porte, mon compagnon me lance un « Bon courage pour la route ! ». C’est gentil… un « Bonne route ! » aurait suffit, non ?
Mercredi… Dois-je continuer ?

Vous avez certainement compris où je voulais en venir. Nous vivons une époque tellement difficile, qu’il nous faut du courage pour tout. Du courage pour nous lever le matin, pour faire le métier pour lequel on est payé, pour affronter le mauvais temps, faire sa déclaration d’impôts, les courses, la lessive,… Stop !!!
Pourquoi pas du courage aussi pour sortir boire un verre avec des amis, pratiquer mes loisirs, faire la sieste ?

S’il me faut du courage pour vivre au quotidien, la vie que j’ai choisie et que je choisis chaque jour, que me souhaiterez-vous quand j’aurai à affronter une épreuve, une perte, un échec ?

Surtout que du courage, j’en ai plein, moi ! Je n’ai pas besoin qu’on m’en souhaite. Alors s’il vous plait, souhaitez moi de bonnes journées, de belles rencontres, des matins colorés, des soirées douces, des nuits noires (ou blanches). Souhaitez moi de la joie, du bonheur, la paix ou l’amour… Éventuellement de la chance, mais pas du courage, hein, d’accord ?

D’ailleurs c’est amusant, quand on traduit « Bon courage » en anglais, ça donne « Good luck » ce qui veut dire aussi « Bonne chance ». La chance c’est finalement mieux que le courage, vous ne trouvez-pas ?

Il parait que les mots que nous utilisons nous transforment. Ils montrent notre perception de la vie et nous transforment dans ce sens. Qu’en penses-tu, cher lecteur ?
Penses-tu qu’en t’habituant à utiliser des mots jolis et positifs, des tournures optimistes et des expressions joyeuses, tu peux infléchir ta façon de voir la vie et donc de la vivre ?

C’était la minute de réflexion philosophique. Revenons à nos moutons et à nos lectures. J’ai aperçu qu’il existe un livre qui porte ce titre Ne me dites plus jamais bon courage !. Je suis rassurée de ne pas être la seule à lutter contre ces expressions toutes faites du quotidien et je m’en vais de ce pas lire ce petit bouquin. Je vous en reparle bientôt !

D’ici là, bon… mois de Novembre à tous !