État d’âme

AvenirDémonter. Empiler. Trier.
Ou vais-je le ranger cet espoir là, tout frais éclos et déjà obsolète ?
Dans quelle catégorie ? Celle des rêves qui auraient pu se réaliser ? Celle des projets de vie avortés ? Ou bien celle des étapes qui nous permettent de devenir ? Cette dernière est déjà bien peuplée, je la choisis pourtant. Elle est la seule qui m’offre une perspective optimiste. Je choisis l’optimisme.

Il faut à présent prendre une décision. Garder ou jeter. Stocker ou s’alléger.
Difficile de me débarrasser si vite de ce petit dessein là. Et si je le gardais encore un instant sous mon aile ? Ce serait prendre le risque de m’embourber dans la nostalgie. Ne serait il pas plus sage de repartir à zéro ?
Mais d’une ancre, en ce moment, j’ai grand besoin. Enchaîner les nouveaux départs m’a exposée à tous les vents. J’ai peur de m’éparpiller, de me dissoudre, de me perdre de vue. Alors… je le garde encore un peu ?

Protéger. Emballer. Étiqueter.
Voila. L’essentiel est soigneusement empaqueté, sauvegardé. Prêt à être ressorti, reconstitué, remonté à la première occasion. Que celle-ci soit proche ou lointaine. Je serai prête. Je n’ai plus qu’à décider que faire de l’excédent, de cette énergie récupérée que je ne puis stocker et qui ne demande qu’à s’exprimer.

Recycler. Réutiliser. Revaloriser.
La forme importe peu, je vais, une nouvelle fois me réinventer.
Je chemine et le cap détermine les passages que j’emprunte et les directions que je prends. Pas la destination finale, qui n’est qu’une illusion.

Je ne vivrai pas de ma musique cette année. L’année prochaine non plus.
Et alors ? Je vis.

Éphéméride du 21 Juin

afficheFDLMAvec ou sans éphéméride, cela ne vous aura pas échappé, nous sommes le 21 Juin. Le premier jour de l’été, le solstice, la cent-soixante-douzième et plus longue journée de l’année. A ce titre, cette journée a d’ailleurs été choisie au Groënland comme Fête Nationale …et en France comme Fête de la Musique. Comment vous ne le saviez pas ? Eh bien si : le 21 Juin a été choisi pour fêter la musique parce que c’est le jour où le soleil se couche le plus tard de l’année (et non pas parce qu’il s’agit de la Saint Rodolphe, là vous aviez tout faux).

La question « Qu’est-ce qu’on fait ce soir ? » qui revient de manière récurrente dans vos foyers le vendredi trouve ainsi facilement une réponse, ou plutôt deux si l’on considère les deux facettes de la dite fête… et même trois si on a la curiosité de vouloir savoir à quoi ressemble une fête nationale au Groënland (mais là il va falloir vous dépêcher si vous voulez y assister) !

Quelles sont donc nos deux autres alternatives ?

  1. Je fête la musique, tu fêtes la musique, il, elle, on fête la musique. Vous faites de la musique ?! Allez hop, chacun à sa guitare, son piano portable, son djembé, son yukulele, sa cornemuse ou sa guimbarde électronique… aujourd’hui c’est permis ! C’est LE jour où les non-professionnels, les amateurs non-aguerris et les éternels débutants ont le droit (voire le devoir) de s’exprimer en musique ! Devant leur porte, avec l’école de musique, à une terrasse de café ou à un coin de rue. C’est per-mis !
  2. Vous n’êtes pas musicien ? Même pas un chouilla chanteur de douche ? Ce n’est pas grave… Ça tombe même plutôt bien, pour cette fête de la musique, il nous faut aussi un public ! Vous voila tout désigné pour allez applaudir, acclamer, supporter et encourager les musiciens de tous bords, de tous styles et de tous niveaux qui vous offrent aujourd’hui leurs plus belles notes ! Pensez que certains, pour la première fois, vont vaincre leur trac pour monter sur scène ! Que de belles histoires musicales se vivent en ce jour du 21 Juin ! Combien de beaux partages improvisés ont eu lieu en cette fête annuelle de la musique ?! Et combien d’improvisations partagées ?!

Vous l’avez compris : Aujourd’hui vous n’y coupez pas. Que vous soyez musicien ou non, professionnel ou non, bon ou non, la fête de la musique vous attend. Mieux : Cette fête, c’est vous qui la faites !

FDLM