Décidez d’être heureux – Partie 1

Décidez d'être heureuxÊtre heureux, n’est-ce pas un programme alléchant ? La réponse classique (voire bateau…) que l’on reçoit quand on demande à brûle-pourpoint à quelqu’un « Que veux-tu ? Qu’attends-tu de la vie ? » et qu’il ne sait trop que répondre ?

H E U R E U X. Je n’ai encore rencontré personne qui prétende ne pas vouloir l’être. Par contre, finalement, combien d’entre nous ont décidé de l’être ? Non pas en attendant des circonstances de la vie qu’elles nous soient favorables et que du coup nous nous sentions heureux, mais en décidant que, quelles que soient les circonstances, nous pouvions choisir d’être heureux et œuvrer à l’être ?

Un livre est tombé sous mes yeux, par ces hasards amusants que l’on expérimente parfois et m’a donné l’envie de partager les réflexions de l’auteur avec vous. Du coup, ceci n’est pas une « appréciation » de lecture comme nous vous en avons déjà proposé (ici ou , ou encore celle-ci, et j’en oublie certainement !), mais plutôt un « résumé » de lecture. Je vous livre une interprétation des mots et des phrases trouvés dans ce livre. C’est le résultat de ma lecture, c’est un livre mâchouillé par mes soins avec tout ce que cela peut comporter de subjectif. En effet ma salive n’a sans doute pas le même effet sur le livre qu’elle mastique que ne l’aurait la vôtre ! Voilà en tout cas le résultat sur Décidez d’être heureux de Richard Carlson.

Introduction : Le bonheur

Dans un livre qui traite « d’être heureux », nous trouvons en toute logique et en introduction une définition du « bonheur », que je ne commenterai pas plus avant, le but n’étant pas d’entamer un débat philosophique mais juste de vous restituer les grandes lignes de ce livre qui peuvent faire du bien.

Le bonheur se traduit par un sentiment de gratitude, de paix intérieure, de satisfaction et d’affection pour soi et autrui.

Serait-ce donc cet état serein que l’on ressent quand on se lève du bon pied ?! Ou quand on lézarde avec un bon livre au soleil en pleine nature ? Certainement, sauf que, considérant ma dernière phrase, l’auteur nous prévient tout de suite : « bonheur et contentement sont indépendants des circonstances ». Et c’est donc au niveau de notre faculté de penser que va se jouer notre bonheur, en apprenant à faire la différence entre la pensée « ordinateur » (qui analyse, compare, stocke les informations) et la pensée « créative » (moins visible, traitant des affaires de cœur). Pour ceux qui douteraient du bien fondé de décider d’être heureux (s’il y en a dans la salle qu’ils se manifestent ou se taisent à jamais et m’expliquent), Richard Carlson nous rappelle ceci :

Sans satisfaction, la vie n’est qu’un champ de bataille, un combat sans merci contre les ennuis, nous laissant peu enclins à savourer la beauté de la vie.

Le livre nous propose d’appliquer cinq principes, commençant par nous les présenter un à un avant de nous parler de leur mise en application.

Principe de la penséeImage courtesy of Salvatore Vuono / FreeDigitalPhotos.net

Trois grandes idées se dégagent de ce chapitre :

1/ La pensée est une fonction consciente, une aptitude de l’être humain. Nos pensées ne sont pas la réalité mais une production de notre cerveau et ce sont elles qui provoquent le sentiment que nous éprouvons.

En réalité, ce ne sont pas les circonstances mais l’interprétation que nous en faisons qui détermine notre bien-être.

2/ C’est l’attention que nous choisissons de porter à nos pensées qui est déterminante. Seule la pensée donne une signification aux circonstances, qui sera d’ailleurs différente d’une personne à une autre. On ne peut s’empêcher de penser mais il est possible d’éviter de s’appesantir sur nos pensées. Il s’agit de se rappeler que, positives ou négatives, les pensées ne sont que des pensées et de les estimer à leur juste valeur.

Considérez les pensées négatives comme des interférences, des parasites, et vous serez capable de les chasser, car vous saurez qu’elles ne vous sont d’aucune utilité.

3/ Nos pensées façonnent notre expérience de vie. Notre système de pensée se bâtit par des expériences, fabrique des croyances et « s’auto-valide », comparant toute nouvelle expérience à celles déjà connues et utilisant ce filtre pour nous persuader que la vie est réellement telle que nous la concevons.

Nos points de vue ne sont que des interprétations de la réalité ; il est donc inutile de vouloir à tout prix les imposer. […] Pour minimiser les frustrations, il n’est besoin que de reconnaître l’existence des systèmes de pensée, et non pas de modifier leur contenu.

A suivre…

4 commentaires

4 commentaires

  1. C’est vrai que dans nos sociétés très « occidentalo-hyper matérialistes » il est assez rare d’aborder ce sujet du « monde réel » et de ce que nous en percevons sans se faire railler ou sans essuyer les foudres du scientisme de vulgarisation commune épanché par les mass-médias très impliqués dans le consumérisme exacerbé…..
    Pourtant, la base de notre culture est tout de même issue des grands philosophes grecs eux-mêmes imprégnés des philosophies plus orientales. Il faut vraiment pratiquer un cursus plus universitaire orienté vers ce type de réflexion pour avoir accès à ces questionnements qui, même s’ils n’apportent pas de vrai réponse, ont la vertu de nous amener à penser notre univers et notre réalité d’une autre manière moins « fermée ».

    Pour en revenir à « la pensée », vient de paraître un hors-série « Sciences Humaines » consacré à Edgar Morin (Edgar Morin, l’aventure d’une pensée) très intéressant. Je dis cela comme ça, au passage…. Je ne travaille pas pour ce magazine hein ! 🙂
    Voilà, voilà…….

    • Hors-série acheté, plus qu’à le lire (et aussi le dernier Edgar Morin qui traine dans mes livres à lire depuis un moment, les précédents avaient été dévorés plus rapidement !).

  2. Salut Philou,

    Contente de te (re)lire ! La question de qui produit quoi je l’ai entendu en cours de sciences humaines il y aura bientôt deux ans ! J’avais aimé d’ailleurs ce coté « est-ce le cerveau qui produit les pensées ou nos pensées qui produisent ce que nous sommes (dont cette théorie selon laquelle le cerveau produit les pensées) ? ». J’aime bien aussi la théorie qui dit que le monde « réel » n’est peut-être pas celui que nous voyons, le monde que l’on connait étant celui perçu par nos sens qu’est-il sans ce filtre ?

    Pour le coup dans ce livre l’auteur s’en fiche, que les pensées viennent du cerveau ou d’ailleurs il les considère comme une simple aptitude, une production humaine contrôlable et sans réalité tangible mais ayant une influence certaine sur nos humeurs, nos sentiments, notre qualité de vie. Il reste encore 4 principes à vous présenter ! 🙂

  3. Aujourd’hui, certains scientifiques (peu nombreux il est vrai) n’affirment plus catégoriquement que le cerveau soit le siège et le créateur de la pensée. On en revient donc à une des questions essentielles : la matière peut-elle produire l’esprit ou bien serait-ce l’inverse ? On pourrait même pousser le questionnement plus loin : la matière existe-t-elle en soit, telle que nous la percevons ou bien n’est-elle qu’une des facettes extériorisée d’une « façon » de « voir » les choses ?

    Ce qui n’empêche pas de réfléchir à cet article très intéressant et de lire ce livre afin de décider d’être heureux ou, tout du moins, d’y penser…. 🙂

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