Réveil

Ça fait déjà quelques temps que je ne vous en ai pas proposé un petit, et je n’en ai pas publiés tant que ça depuis nos débuts ici. Alors aujourd’hui ce sera poésie ! Vous seriez gentils de donner votre avis, de me corriger aussi, attention je ramasse les copies…

Image courtesy of Digital Art / FreeDigitalPhotos.net

Une douce langueur consume peu a peu
Les restes déchirés de ce cœur trop peureux,
L’attente sans défi qui reste sans réponse,
Souvenir d’un lambeau de chair parmi les ronces.

Le temps où du sang courait encor dans mes veines,
Le temps où ce cœur battait, palpitations vaines,
Un temps où la cendre ne l’avait statufié,
Ce temps où il n’était une pierre effritée.

Je croyais éteinte cette vie qui couvait,
Elle dévale, eau emportant toutes les portes,
Envahissante elle méprise ma révolte,

Elle m’étreint, sensation qui revient m’aider,
Ma révolte est éteinte pour un nouveau jour.
Une vie qui renaît de la mort de l’amour.

 Une Plume – 28 Mai 1993

3 commentaires

3 commentaires

  1. Les fruits mûrs sont souvent les meilleurs…… 🙂 Et tu as complètement raison car il ne faut jamais rien regretter vu que toutes ces expériences font partie de notre « formation ». Certains(es) en ont simplement besoin d’une dose plus importante que d’autres.
    Pour le coup, écrire ce poème à l’âge de 16 ans montrait déjà une belle disposition à la poésie. Je serai curieux de lire les poèmes de l’âge « mûr »…..

  2. Je ne connais vraiment pas grand chose à la poésie et je me garderai bien de porter une quelconque correction (même si tu es demandeuse… Maso ou très orgueilleuse ? 🙂 ) sur ces jolis vers à la fois plein de souffrance et d’espoir.

    Par contre, là où j’apporterai une modeste correction (qui n’engage que moi évidemment) c’est dans ‘interprétation que nous faisons toutes et tous des « peines de cœur ». Il semble normal pour nous que notre cœur souffre, soupire, soit le centre d’émotions démesurées que nous devrions obligatoirement subir lorsque nous avons jeté notre dévolu sur un »autre » car même un « coup de foudre » -tant attendu par la gente féminine…. cela dit sans aucun machisme sois-en certaine 🙂 – n’est qu’une projection de soi-même vers l’extérieur pour faire naître des émotions intérieures qui nous montreront (ou pas) le véritable chemin à emprunter sur notre route personnelle. Mais la plupart d’entre nous aspirent à ce « coup de foudre » qui – l’expression l’indique vraiment – est un coup asséné doublé d’une décharge électrique très violente… l’humain est parfois étrange non ? 🙂

    Il semble également que ces sentiments ressentis soient porteurs d’une énergie poétique assez créative pour faire naître, depuis la nuit des temps, des tonnes d’écritures, de musique, de peintures…. bref, de créations intérieures extériorisées. Non pas que je sois contre ou que je juge cela absurde ou inapproprié puisque je m’y suis frotté moi aussi plus souvent qu’à mon tour. Mais sommes-nous si sûrs que le cœur doive obligatoirement souffrir dans des chagrins d’amour ? D’où provient exactement cette souffrance ? Pourquoi certaines histoires se terminent-t-elles si vite ? Sommes-nous si démunis devant ces peines que nous en serions comme « possédés » au point de ne plus savoir qui nous sommes réellement ? Avons-nous réellement besoin de fusionner avec un (ou une) autre que nous pour comprendre le sens du mot amour ?……………………….

    C’est vrai que la poésie amoureuse changerait certainement du tout au tout si nous vivions différemment nos histoires de « cœur ». Il se pourrait même qu’il n’y ait plus de poésie du tout… triste et super à la fois 🙂

    Ceci dit, ce poème est très beau et il exprime parfaitement ton état au moment où tu l’as écrit. Donc, pour moi, tu peux continuer dans ce sens même si j’espère qu’un jour plus aucun poème de ce type ne transitera par ton esprit appaisé. 🙂

    • Pour les corrections, il y a un lien sur l’article sur la versification, juste pour vérifier mes nombres de pieds, je trainais la patte pour le faire. Finalement, je l’ai fait et à ma grande surprise seul un vers à l’air de pêcher quelque peu.

      Pour ce qui est des peines de cœur, je suis la première à souligner à certain(e)s de mon entourage que l’amour ce n’est pas le mélodrame… J’ai connu le « coup de foudre », les atermoiements, les affres de la « passion », les histoires où chacun fait un pas en avant puis deux en arrière, chacun son tour, les trucs compliqués, les relations gâchées par l’orgueil… Et puis j’ai mûri ! 😀

      Pour le coup j’ai écrit ce poème à l’âge de 16 ans, bel âge s’il en est pour se piquer aux mélodrames, être une ineffable romantique et pousser toutes les émotions à l’extrême !!! Vingt ans après, ben, je ne regrette rien ! 😉

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