Décidez d’être heureux – Partie 2

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Vu que, décidément, je ne me satisfais pas de ce qui est trop court, voici un deuxième article pour cette semaine, tout simplement le deuxième principe de [amazon asin=2729607013&text=Décidez d’être heureux&chan=uneplume] dont je vous ai présenté le premier il n’y a pas si longtemps…

Principe des humeurs

Il est impossible de se débarrasser d’une mauvaise humeur, tout comme il est impossible de prendre du plaisir à faire quelque chose que l’on n’aime pas. Et plus l’on s’y efforce (ou plus l’on y pense), plus la mauvaise humeur persiste.

Je commence par cette phrase plutôt que de suivre la démonstration progressive proposée dans les pages qui décrivent ce principe car, si je ne devais retenir qu’une citation de ce principe, voire de ce livre, ce serait celle-ci ; celle qui rappelle que plus on résiste plus on donne de la force à ce à quoi l’on résiste… C’est un peu comme l’histoire de la tentation à laquelle on s’efforce de ne pas céder… Ah mais… Je dépasse du cadre là ! Revenons aux dires de l’auteur du livre.

1/ Nous apprenons (oui, ok, mon choix de verbe est un peu ironique, globalement nous le savons, mais un rappel fait du bien en l’occurrence !), nous apprenons, disais-je, que nous ne restons jamais longtemps dans le même état émotionnel, que cette fluctuation de l’humeur est inhérente à notre condition humaine et que nous ne pouvons éviter nos sautes d’humeur (point de distinction dans cet ouvrage entre la gent féminine et la gent masculine, mais je me doute que certains lecteurs auront leur opinion quant à la variabilité plus ou moins affirmée de l’humeur selon que vous serez puissant ou misérable homme ou femme) – (oui je sais ce n’est pas parce que j’ai fait court la dernière fois que je dois me rattraper et bavasser dans de longues apartés, y incluant même le classique jeu du « avez-vous reconnu la chanson qui m’est passée par la tête alors que j’écrivais ? », alors que mes phrases sont d’une longueur telle que l’on pourrait croire une redite d’une vieille contrainte) – (vous n’aimez pas les parenthèses ? Quoi ? Elles vous empêchent de suivre ? Ah, euh, ok, alors reprenons !).

Dans tous les cas, le fait est que nous ne restons jamais longtemps dans le même état émotionnel.

2/ Les oscillations de l’humeur sont donc inéluctables. Soit. Et il se trouve que selon notre humeur notre perception des faits est modifiée, ainsi par exemple, la dite « mauvaise humeur » nous fait perdre notre faculté d’écoute et brouille notre jugement, elle nous barre l’accès à la sagesse. Et devinez quoi ? C’est justement quand nous sommes de mauvaise humeur que nous tenons à affronter les autres et résoudre nos problèmes. Pile quand nous ne sommes pas dans les bonnes dispositions pour prendre de « bonnes » décisions.

Si vous soumettez un problème à une personne de mauvaise humeur, vous pouvez être sûrs du résultat : vous l’ennuierez, elle ne sera pas réceptive et répondra par la défensive. Il en est de même pour nous.

3/ Mais alors que faire me direz-vous ? C’est tout simple (enfin c’est tout simple à dire, pour la pratique je vous laisse juges) : ignorez ce que vous susurre votre mauvaise humeur ! En reconnaissant et acceptant votre mauvaise  humeur, en remettant en question les jugements qu’elle engendre, en n’accordant aucune valeur aux pensées qui y sont liées, vous vous en libérerez car le retour à de meilleures dispositions se fait tout seul, sans que l’on ait rien à faire ! Simple donc… Quand votre partenaire est mal disposé, mieux vaut le laisser en paix. Pour vous c’est pareil, quand vous êtes mal disposé, ignorez vos pensées ! Après tout ce n’est que votre humeur qui a changé, pas le cours de votre existence. (J’ai testé, j’ai re-testé, je re-teste somme toute assez régulièrement, ce doit être que je tiens à m’améliorer… ça fonctionne, mais allez comprendre pourquoi ça ne vient pas aussi facilement que dans sa recette d’ignorer toutes les complaintes qui naissent de notre mauvaise humeur !).

Entraînez-vous à ignorer votre mauvaise humeur, cessez de l’analyser et vous la verrez s’évanouir en un instant. […] Le meilleur moyen de faire tourner notre humeur au beau fixe est d’ignorer les sentiments que nous ressentons quand nous sommes d’une humeur massacrante.

A suivre…

4 réflexions sur « Décidez d’être heureux – Partie 2 »

  1. Ping : Décidez d’être heureux – Partie 3 - Une Plume & Une Voix

  2. Si tu veux éviter le « circonflexe », tu peux toujours écrire en « vieux françois », comme Montaigne. Finalement l’utilisation de cet accent est assez récente puisque cela ne date que du XVIème siècle…….
    Cela dit, tu t’en sors parfaitement bien quand même (quand mesme ! 🙂 ) et on voit que tu aimes les défis et les challenges. Tu colles parfaitement à la peau d’une adepte du « Trône (trosne) de fer » ! 🙂 🙂

    Pour ta réponse à mon intervention, nous sommes d’accord. Tout ce qui nous invite à la réflexion ne peut que nous enrichir et il n’est absolument pas nécessaire (et c’est parfois même salutaire !) d’être en accord avec tout ce qu’on lit pourvu qu’on en retire ce qui est important pour nous, en prenant bien sûr pour postulat premier une complète honnêteté (honesteté) envers soi-même.

  3. Je suis d’accord avec toi, c’est bien pour ça que j’ai mis pour ma part « ignorer ce qu’elle nous susurre », suivi de « avoir accepté » sa mauvaise humeur. L’idée n’est pas de l’ignorer elle, mais de la laisser passer sans creuser, sans l’analyser, sans chercher à agir en fonction des pensées qu’elle engendre.

    Ensuite je me contente de retranscrire ce qu’il écrit, je ne dis pas qu’il a raison ou tort, d’autant qu’il entre parfois en contradiction avec d’autres lectures sur ce thème. Simplement, je trouve intéressante la réflexion qui survient suite à cette lecture.

    Ensuite, oui les émotions négatives et positives viennent d’un endroit semblable, donc se couper des unes nous coupe aussi des autres malheureusement.

    Et écrire un commentaire avec la contrainte de ne pas pouvoir mettre d’accent circonflexe vu d’où je tape, et bien ce n’est pas aisé ! 🙂

  4. Sans vouloir faire mon « savant » et sans vouloir aucunement reprendre l’auteur du livre, « ignorer » ne me parait pas être vraiment le verbe adapté. Tout du moins, il me semble que la mauvaise humeur étant de l’émotion exprimée il me parait vraiment très difficile d’ignorer des émotions. Je dirai même qu’au contraire, il vaut mieux (dans la majeure partie des cas) les exprimer plutôt que de les intérioriser et de les enfouir dans notre inconscient qui les ressortira immanquablement à un moment ou un autre sous des formes diverses (colère, maladies, dépression…).
    Donc, plutôt que le verbe « ignorer », j’opterai plus pour un verbe comme « transformer » ou même « transcender ». C’est un peu comme si l’on demandait à une personne d’ignorer un sentiment d’amour pour une autre personne : c’est pratiquement impossible ! Une émotion dite « positive » vient du même endroit qu’ une émotion dite « négative ». Il se trouve simplement que nous préférons, de manière consciente, l’une à l’autre. Donc, un travail de fond s’impose si l’on veut « ignorer » une émotion négative et pour cela, on doit d’abord la « transformer » pour pouvoir ensuite la « transcender »…… Enfin, c’est mon expérience. Mais je peux évidemment me tromper depuis tout ce temps ! 🙂

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