A mes heures perdues

Un coup de cafard comme une confidence qui ne sera pas tombée dans l’oreille d’un sourd mais dans les mains d’un musicien inspiré, compagnon musical de mes états d’âme.

Bientôt nous aborderons ensemble la mise en musique de textes ou de poèmes. Bientôt… après qu’Une Plume, nous ayant présenté la structure des vers et l’arrangement des rimes et des strophes, nous en fasse découvrir la sonorité. Bientôt, mais d’ici là en voici un exemple, que je vous laisse lire, écouter, commenter.

Le texte est signé Miss Pic, (qui n’est autre que votre fidèle Une Voix), la musique a été composée par Phil, lecteur assidu de ce blog…

 

A mes heures perdue
A mes heures, perdante
Parfois même vaincue
Je me croyais battante

C’est finalement long l’attente
Je m’imaginais plus patiente
Plus vivante et plus avide
Plus à même de combler le vide

Plus à même de faire taire
Le monologue solitaire
Du silence, seul bavard
De tous ces instants blafards

Où chaque muette seconde
Explose comme une bombe
Sourde aux sanglots endeuillés
De ces instants gaspillés

A mes heures perdues
Je tue le temps
Et le temps me tue
De temps en temps

1 réflexion sur « A mes heures perdues »

  1. Heureusement, bien souvent, ces « heures perdues » (ou considérées sur l’instant comme perdues…) s’avèrent être porteuses de renouveau, de renaissance et d’engagements sur de nouveaux chemins de la connaissance de soi-même, des autres et de le bel univers dans lequel nous évoluons.
    Certains êtres, certainement trop fragiles ou trop « réceptifs », y brûlent parfois leurs ailes à un feu si puissant qu’ils finissent par s’en détruire. Les poèmes, les chansons, les écrits, la musique et l’art sous toutes ses formes, permettent justement à ces esprits très sensibles d’exprimer, en exutoire, des ressentis exacerbés qui ne demandent qu’à être partagés afin de soulager un peu l’âme momentanément vacillante du « receveur ». Ce partage mutuel permettant également à tous ceux qui se sentent concernés de projeter quelque peu leur propre mal être, leur propre peine ou bien leurs joies profondes et leur bonheur sur l’œuvre artistique ainsi exprimée. Fort heureusement, les chants désespérés ne sont pas forcément toujours les plus beaux et la joie profonde fait également l’objet d’œuvres artistiques magnifiques. Il se trouve simplement que, dans cette sphère de compréhension de la vie qui est la notre, le bonheur est certainement moins créatif que nos peines et nos douleurs….
    C’est en ce sens que ton sublime poème m’a réellement « scotché » dès sa première lecture car je pense qu’il a fait résonner en moi toute une souffrance passée non résolue en plus du ressenti de ta propre souffrance exprimée dans ces mots si forts et si bien agencés. Et tout de suite, des harmonies et une mélodie sont venus se poser sur le manche de ma vieille et fidèle guitare. Là, je pourrais reposer la question déjà posée dans un précédent article : « d’où vient l’inspiration ? » Même si je ne sais pas réellement répondre complètement à cette question, dans ce cas précis, je sais qu’elle est bien issue du « pouvoir des mots » et de leur résonance ainsi que d’un profond partage compassionnel (dans le bon sens de ce terme devenu si désuet et si galvaudé aujourd’hui) pour la profonde et douloureuse peine éprouvée par une personne chère.
    Pour moi, l’art se résume finalement cela et doit servir de partage, de mise en commun et d’aide expressive pour aller plus loin et continuer ainsi nos petits bonhommes (ou bonne femmes ! 🙂 ) de chemins. Certains livres nous élèvent, certains tableaux nous subjuguent, certaines chansons nous envoûtent et certains poèmes nous impressionnent. Ce fut le cas de celui-ci pour moi et merci à toi pour ce partage Marie. 😉 Cela dit, j’espère sincèrement ne plus avoir à être impressionné sous cette forme douloureuse hein !!! 🙂

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