A mes heures perdues

Un coup de cafard comme une confidence qui ne sera pas tombée dans l’oreille d’un sourd mais dans les mains d’un musicien inspiré, compagnon musical de mes états d’âme.

Bientôt nous aborderons ensemble la mise en musique de textes ou de poèmes. Bientôt… après qu’Une Plume, nous ayant présenté la structure des vers et l’arrangement des rimes et des strophes, nous en fasse découvrir la sonorité. Bientôt, mais d’ici là en voici un exemple, que je vous laisse lire, écouter, commenter.

Le texte est signé Miss Pic, (qui n’est autre que votre fidèle Une Voix), la musique a été composée par Phil, lecteur assidu de ce blog…

 

A mes heures perdue
A mes heures, perdante
Parfois même vaincue
Je me croyais battante

C’est finalement long l’attente
Je m’imaginais plus patiente
Plus vivante et plus avide
Plus à même de combler le vide

Plus à même de faire taire
Le monologue solitaire
Du silence, seul bavard
De tous ces instants blafards

Où chaque muette seconde
Explose comme une bombe
Sourde aux sanglots endeuillés
De ces instants gaspillés

A mes heures perdues
Je tue le temps
Et le temps me tue
De temps en temps

Frissons

Lorsque j’ai écrit le texte suivant, je n’avais pas pensé le mettre en musique un jour. Nous noterons qu’il s’y prête tout de même plutôt bien, avec sa structure régulière de quatrains et ses vers de longueur assez homogène. Une plume ne manquerait cependant pas de remarquer qu’il ne respecte aucune règle de versification!

Un texte écrit sans l’ambition de devenir une chanson, donc. Mais c’était sans compter l’intervention de Philippe Mathieu, qui a le talent de transformer, d’un coût de guitare magique, un simple texte en une chanson magnifique…

Frissons

Le temps passe et l’on se lasse
Il use et fane et broie et casse
Ces émotions, ces frémissements
Ces émois des tous premiers instants

Pourtant je me souviens très bien
Mon cœur affolé contre le tien
Et la première fois où tes mains…
Et la première fois où tes mains…

Mon cœur, mon corps gardent en mémoire
Les frissons des tous premiers soirs
Le feu malgré la maladresse
De nos débutantes caresses

On se connaît maintenant par cœur
Ça n’empêche pas les erreurs
Mais on a en main toutes les clés
Pour l’un et l’autre être comblés

Je crois connaître tes désirs
J’espère te deviner, te lire
Pouvoir faire naître en toi encore
Des envies nouvelles pour nos deux corps

Je veux ressentir à nouveau
Ces frissons entre nos deux peaux
Je veux sentir mes joues rougir
T’entendre crier ton plaisir

Je veux aussi voir dans tes yeux
Le bonheur d’être tous les deux
Je veux enfin qu’en soient bannis
La résignation et l’ennui

Je veux troquer le quotidien
Contre un ciel nouveau chaque matin
J’ai bien assez d’imagination
Et de fantaisie à ma façon

Et si je viens à en manquer
Et si j’arrive à court d’idées
Aide moi à me dépasser
Aide moi à nous retrouver

 

Une voix – 20 Novembre 2007

Mis en musique par Philippe Mathieu, chanson en écoute ici.