Comme un vent de liberté

Image courtesy of Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net« Que se passe t il ? Mon flux RSS aurait il planté ? Aurais-je laissé passer l’info au milieu de tous les statuts qui apparaissent sur mon fil d’actualité Facebook ? D’ailleurs ! Il faudrait que je m’assure de recevoir les notifications de la page Une Plume & Une Voix pour être sûr de ne louper aucun de leurs supers articles… Non, décidément, même en allant sur le site je ne vois pas de nouvel article en juin… Auraient-elles paressé ? Les grosses chaleurs de ces jours-ci rendent-elles leurs doigts si glissants qu’elles ne peuvent plus utiliser un clavier, ou leurs esprits si embrumés qu’il n’en sort plus une seule phrase cohérente ? Je ne comprends pas, elles m’avaient pourtant assuré qu’elles faisaient une publication hebdomadaire… ».

Cher lecteur de mon cœur, affolé par notre absence de production ces derniers jours (dont tu as pu observer les prémisses dans le ralentissement progressif de la dite production ces derniers mois), non, tu ne rêves pas, aucun de tes canaux d’information ne se trompe, nous n’avons pas publié !

Non, nous n’avons ni paressé, ni subit les effets de la chaleur (enfin si mais pas dans le cadre de l’écriture des articles !). Simplement, nous avons consacré notre temps à d’autres priorités et décidé d’un commun accord (l’une était-elle plus d’accord que l’autre ?) de passer d’un mode hebdomadaire à un mode hasardomadaire ! De l’objectif, la contrainte à l’envie, l’inspiration. Alors peut-être ne publierons nous rien pendant trois, six, neuf mois ; peut-être publierons-nous soudain trois articles en moins de vingt-quatre heures ; en tout cas ce sera toujours par plaisir ! Autre conséquence de cette (r)évolution : il n’y aura plus de news letter lettre d’informations mensuelle. Si tu souhaites nous lire sans venir te casser régulièrement le nez sur un blog non alimenté depuis plusieurs semaines, je t’invite à utiliser les moyens modernes tels que le flux RSS ou les notifications de notre page Facebook. Aller, on peut aussi utiliser la mailing list liste de diffusion pour vous informer par mail lors d’une nouvelle publication, soyons grandes princesses (certaines expressions au féminin, j’ai comme un doute…).

Sur ce je vous souhaite un bel été à profiter du grand air aux belles heures et à paresser à l’ombre avec un bon livre et une chouette musique aux heures chaudes.

On fait le bilan

Image courtesy of Stuart Miles / FreeDigitalPhotos.net

Il y a à peine plus d’un an, nous vous invitions à venir faire le bilan avec nous en Mai 2014, car oui, ce mois-ci nous fêtons le deuxième anniversaire de ce blog. Je me suis un peu essoufflée puisque je n’ai tout bonnement rien publié ce mois-ci, laissant à Une Voix le soin de rythmer nos publications ! La vie est ce qu’elle est et certaines priorités peuvent mettre à mal nos objectifs… Ceci dit, nous sommes encore là, nous apprécions toujours autant d’écrire, de chanter et de recevoir vos retours !

Pour ceux qui nous suivent, nous ont suivies, nous accompagnent, vous savez donc déjà que nous avons cette année changé le format de la newsletter, que nous nous sommes modernisées en ouvrant une page Facebook (et en nous mettant à la lecture sur livre électronique !), que nous avons publié 53 articles, parlant de chansons, de lectures, de compositions, d’écriture, d’évènements et même de développement personnel. Sachez aussi que vous êtes plus de 1000 visiteurs uniques à passer par ici chaque mois (progression de 200 à 1000 en un an), par hasard ou par choix, que nos articles les plus lus le furent plus de 5000 fois et que ceux qui vous attire le plus sont les analyses de chanson et les conseils techniques entre autres. Certains s’égarent avec des recherches « light painting » (on a parlé de ça quelque part ?!) quand la majorité arrivent sur nos pages en cherchant simplement « une plume une voix ».

Allergique à la contrainte et tenant à continuer à écrire ici par plaisir, je ne vous promet rien pour l’année qui vient ! Ceci étant, passez quand même, quelque chose me dit qu’il y a aura encore à lire et à savourer sur ces pages dans les mois qui viennent…

Merci à Une Voix de m’accompagner depuis ces deux ans et merci à vous de nous lire.

Salon du Livre de Paris 2014

SalonLivreParis2014C’est moins une, cette année j’ai failli oublier de vous en parler : le Salon du Livre de Paris 2014 ouvre ses portes demain ! Je n’ai toujours pas testé mais vous pouvez y aller du 21 au 24 Mars et venir partager ici votre expérience. Toutes les informations, utiles ou superflues, sont sur le site de l’évènement.

L’entrée est encore à 10€ sauf pour les moins de 18 ans, les étudiants et les seniors (sous condition pour ces derniers) qui entrent gratuitement. Il y a une offre duo, allez à deux découvrir les livres de cette année et vous ferez des économies !

La Belle et la Bête

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Ce n’est pas seulement parce que c’est mon Disney préféré (talonné de près par Lilo et Stitch, qui se placent bien là eux aussi comme Belle et Bête !) que je viens vous en parler aujourd’hui. C’est parce qu’il a toute sa place dans ces pages, puisque c’est un livre (que je n’ai pas lu, j’admets) et nous sommes un blog sur les mots et que c’est une comédie musicale (que je n’ai pas vue, j’admets) et nous sommes un blog sur la chanson.

Je n’ai pas lu le livre, ni vu la comédie musicale, vous ai-je avoué. C’est bien là que le bât blesse ! Je ne peux donc ni vous présenter un livre, ni me pâmer devant la beauté des mélodies ou des paroles d’une comédie musicale (de toutes façons, ça, j’en laisse le soin à Une Voix). Aujourd’hui, c’est une première, c’est donc un film que je viens vous présenter ! Parce que, oui, lui, je l’ai vu. Le dernier j’entends, celui sorti la semaine dernière, pas les nombreuses précédentes adaptations (sauf le Disney comme sus-cité, pour lequel je suis définitivement perdue à toute tentative d’objectivité).

L’intention de parler des films que je vais voir au ciné sur ces pages ne m’a jamais effleurée, même si j’adore aller au cinéma et y voit donc sans doute autant de films que je lis de livres. De même, le film ne m’a pas éblouie au point de vouloir venir en faire la promotion. Simplement voilà, l’histoire du film avec Vincent Cassel diverge de celle du Disney : entre autres le prince ne devient pas une bête pour les mêmes raisons et la fratrie de Belle est bien différente… Du coup je me suis surprise en sortant de la salle à m’interroger, un genre de « ce vieux conte qu’on connait tous et dont les versions divergent, quelle est sa vraie version ? », vraie au sens « première », car après tout, toutes sont « vraies », non ? Cette interrogation en a aussitôt fait naître une autre « Mais au fait, c-est-qui-donc-qui l’a écrit ? Perrault, Andersen, Grimm… ? » (oui il semble que nous ayons, enfin moi en tout cas, une liste de quelques auteurs de contes gravée dans la tête et auxquels on attribue d’office la plupart des plus connus).

Certaines questions existentielles comme celles-ci me passent par la tête tous les jours et tombent généralement dans les limbes de l’oubli (ou se contentent de la réponse « 42 »). Pas celle-ci. Impossible de dormir sans savoir, j’ai donc posé la question au grand internet mondial qui m’a répondu que le conte date du deuxième siècle (ok, j’oublie mes auteurs classiques…), puis qu’il a été repris en deux versions, plus ou moins connues. Résultat j’ai un nouveau livre à lire qui vient s’ajouter à ma liste déjà bien fournie. En plus du fait que je comptais bien aller voir la comédie musicale, incollable sur la Belle et la Bête je serai ! Ou pas. Je vous épargne déjà les considérations psychologiques sur les symboles dans ce conte, son influence sur la croyance que l’amour d’une femme peut changer un homme, ou l’interprétation selon laquelle l’évolution de la relation entre les deux est une métaphore de la répugnance première de la jeune femme face à la sexualité avant qu’elle ne l’apprivoise… Je préfère profiter des images et de l’histoire telles quelles !

Peut-être qu’un jour je viendrai commenter le livre, ou Une Voix les chansons ? En attendant je vous ai promis un commentaire sur le film : je vous dirai d’aller le voir si vous aimez les belles images sur grand écran, car j’ai adoré son esthétisme.  Par contre, les personnages n’ont pas assez de profondeur, l’évolution de la relation entre Belle et la Bête est à peine effleurée, c’est un joli spectacle mais il lui manque de l’âme. J’ai éprouvé bien plus d’émotion devant la version de Disney que devant celle-ci ! Mais rien que pour certaines images il vaut le détour, c’est un joli bijou visuel et même auditif, à défaut de faire battre le cœur.

Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime

MLM« Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime ». C’est un beau titre, non ? Une belle phrase. Des mots qui donnent envie. En tout cas, affichés en grand dans la gare centrale de Bruxelles ils ont attiré mon œil, ils parlent de mots et d’amour comment ne serais-je pas happée ?! Voilà une campagne d’affichage efficace puisqu’elle m’a conduite à :

– Voir l’affiche
– M’intéresser au pourquoi de l’affiche
– Chercher le lieu dont elle parle
– Visiter le musée en question (tiens au passage, encore une de ces coquetteries de la langue française, un de ces mots qui est masculin et prend un « e », musée, histoire de compliquer un peu la tâche de nos têtes blondes qui usent les bancs de l’école…).

Parce que, oui, aujourd’hui je viens vous parler d’un musée et de l’exposition temporaire qui s’y tient. Pas n’importe quel musée, notez ! Un musée qui a toute sa place au sein d’un blog autour des mots puisqu’il s’agit du Musée des Lettres et Manuscrits de Bruxelles. Pourquoi celui de Bruxelles et pas celui de Paris me demanderont peut-être quelques chauvins ? Ben parce que j’ai passé mon réveillon de Nouvel An à Bruxelles et pas à Paris, pardi ! Il n’avait pas de cadeau pour m’offrir à Noël, alors… Ah non, ce n’est pas la chanson de Bénabar le thème du jour pardon, je m’égare !

Citation

Revenons à nos moutons, d’autant que même Le Petit Prince, enfin, son auteur, avait des lignes manuscrites présentées dans les vitrines de ce musée où j’ai passé de très belles heures à découvrir les pattes de mouches écrits de personnalités plus ou moins connues (plutôt plus que moins), plus ou moins éloignées de notre époque (plutôt plus que moins), plus ou moins décédées (plutôt plus que moins), enfin je veux dire, pour là-plupart décédées, même si certaines sont encore de ce monde, comme Brigitte Bardot pour ne citer qu’elle !

Le musée comprend deux étages. Au rez-de-chaussée il y a donc, jusqu’au 16 Mars de cette année (2014, information pour les trainards qui découvriraient cette note très très en retard), l’exposition nommée « Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime » (je sais je me répète, mais je ne me lasse pas de cette phrase !).

A travers une bonne centaine de documents, et accompagnés d’un livret explicatif qu’il nous faut malheureusement rendre à la fin, nous découvrons donc les mots d’amour de nombreuses personnes, dans un voyeurisme bien plus agréable que de voir les parades amoureuses d’illustres inconnus dans des émissions de télé-réalité destinées à offrir du temps de cerveau libre aux publicitaires de tout poil. Reprendre sa respiration. J’ai éprouvé une sensation étrange et agréable à les lire, à découvrir leur écriture, leurs peines et leurs joies amoureuses ; comme une proximité nouvelle, bien qu’on ne se soit jamais connus. Edith Piaf, Jacques Brel, Alexandre II, Jean Marais, le Marquis de Sade, Napoléon, George Sand, Zola et bien d’autres sont là, plus ou moins illisibles (plutôt plus que moins) à mes yeux non exercés à lire des écrits à la plume.

Le lieu n’est pas grand mais on peut y voir le bonheur en personne lire des mots d’amour entre hommes et femmes, des mots d’amour entre hommes et hommes, des lettres qui disent « Tu me manques », des lettres qui disent « Je t’aime », des lettres qui disent « Je t’en veux de m’avoir laissée », des lettres qui disent « Reviens ! », des lettres qui parlent d’amours légitimes, des lettres qui parlent d’amours adultères, un florilège de mots et d’amoureux.

Lettre
Nous quittons l’exposition « Je n’ai rien à te dire sinon que je t’aime » pour monter à l’étage. Là se tient l’exposition permanente. Nous laissons le thème de l’amour pour nous plonger au fil des vitrines dans l’Histoire, les Sciences, la Musique, la Littérature et les Arts et contempler des manuscrits des grands noms de ces domaines, que ce soit Einstein, Eiffel, Henri IV, Richelieu, Strauss, Brel, Hergé, Delacroix, Manet, Aragon, Baudelaire et tant d’autres… Ce ne sont plus les mots en eux-mêmes qui m’interpellent mais la forme des écritures, l’âge de ces papiers, mon imaginaire qui se plait à voir un roi d’il y a des siècles traçant ces traits.

Ce sont de belles heures que j’ai passées dans un autre temps dans l’ambiance feutrée de ce lieu grâce aux traces de ces vies maintenant envolées. Et je vous invite à tenter l’expérience, d’autant plus si vous êtes un amoureux et/ou un amoureux des mots.

BrelMLM
Inopinément, une question m’est venue alors que je profitais de ces écrits : à quoi ressemblera une exposition des mots d’amour de nos contemporains, envoyés via des ondes et des réseaux en pixels s’affichant sur des appareils électroniques ? Je ne suis pas sûre du tout d’aimer lire des copies d’écran, du langage SMS et des mails sans âme… Les écrans remplacent peu à peu le papier (ce n’est pas Une Voix, avec sa récente « trahison », dont elle vous parlera sans doute, qui affirmera le contraire !). Si pour des textes dactylographiés ça n’ôte finalement qu’un aspect tactile, une façon de lire, je trouve cela bien plus dommageable quand je pense aux lettres d’amours…

Dites à votre avis, ça ressemblera à quoi ?