La Belle et la Bête

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Ce n’est pas seulement parce que c’est mon Disney préféré (talonné de près par Lilo et Stitch, qui se placent bien là eux aussi comme Belle et Bête !) que je viens vous en parler aujourd’hui. C’est parce qu’il a toute sa place dans ces pages, puisque c’est un livre (que je n’ai pas lu, j’admets) et nous sommes un blog sur les mots et que c’est une comédie musicale (que je n’ai pas vue, j’admets) et nous sommes un blog sur la chanson.

Je n’ai pas lu le livre, ni vu la comédie musicale, vous ai-je avoué. C’est bien là que le bât blesse ! Je ne peux donc ni vous présenter un livre, ni me pâmer devant la beauté des mélodies ou des paroles d’une comédie musicale (de toutes façons, ça, j’en laisse le soin à Une Voix). Aujourd’hui, c’est une première, c’est donc un film que je viens vous présenter ! Parce que, oui, lui, je l’ai vu. Le dernier j’entends, celui sorti la semaine dernière, pas les nombreuses précédentes adaptations (sauf le Disney comme sus-cité, pour lequel je suis définitivement perdue à toute tentative d’objectivité).

L’intention de parler des films que je vais voir au ciné sur ces pages ne m’a jamais effleurée, même si j’adore aller au cinéma et y voit donc sans doute autant de films que je lis de livres. De même, le film ne m’a pas éblouie au point de vouloir venir en faire la promotion. Simplement voilà, l’histoire du film avec Vincent Cassel diverge de celle du Disney : entre autres le prince ne devient pas une bête pour les mêmes raisons et la fratrie de Belle est bien différente… Du coup je me suis surprise en sortant de la salle à m’interroger, un genre de « ce vieux conte qu’on connait tous et dont les versions divergent, quelle est sa vraie version ? », vraie au sens « première », car après tout, toutes sont « vraies », non ? Cette interrogation en a aussitôt fait naître une autre « Mais au fait, c-est-qui-donc-qui l’a écrit ? Perrault, Andersen, Grimm… ? » (oui il semble que nous ayons, enfin moi en tout cas, une liste de quelques auteurs de contes gravée dans la tête et auxquels on attribue d’office la plupart des plus connus).

Certaines questions existentielles comme celles-ci me passent par la tête tous les jours et tombent généralement dans les limbes de l’oubli (ou se contentent de la réponse « 42 »). Pas celle-ci. Impossible de dormir sans savoir, j’ai donc posé la question au grand internet mondial qui m’a répondu que le conte date du deuxième siècle (ok, j’oublie mes auteurs classiques…), puis qu’il a été repris en deux versions, plus ou moins connues. Résultat j’ai un nouveau livre à lire qui vient s’ajouter à ma liste déjà bien fournie. En plus du fait que je comptais bien aller voir la comédie musicale, incollable sur la Belle et la Bête je serai ! Ou pas. Je vous épargne déjà les considérations psychologiques sur les symboles dans ce conte, son influence sur la croyance que l’amour d’une femme peut changer un homme, ou l’interprétation selon laquelle l’évolution de la relation entre les deux est une métaphore de la répugnance première de la jeune femme face à la sexualité avant qu’elle ne l’apprivoise… Je préfère profiter des images et de l’histoire telles quelles !

Peut-être qu’un jour je viendrai commenter le livre, ou Une Voix les chansons ? En attendant je vous ai promis un commentaire sur le film : je vous dirai d’aller le voir si vous aimez les belles images sur grand écran, car j’ai adoré son esthétisme.  Par contre, les personnages n’ont pas assez de profondeur, l’évolution de la relation entre Belle et la Bête est à peine effleurée, c’est un joli spectacle mais il lui manque de l’âme. J’ai éprouvé bien plus d’émotion devant la version de Disney que devant celle-ci ! Mais rien que pour certaines images il vaut le détour, c’est un joli bijou visuel et même auditif, à défaut de faire battre le cœur.

4 réflexions au sujet de « La Belle et la Bête »

  1. Je pense, sans trop m’avancer, que tu seras encore là pour voir les hologrammes apparaître dans ta vie car ça va venir plus rapidement qu’on ne le croit. Quant à te tenter, ou pas, là, c’est évidemment une affaire personnelle; mais, vu l’engouement que tu montres déjà pour le livre électronique (détrôneur des pôôvres petits libraires démodés ! 🙂 ), je ne mettrais pas ma main au feu que tu ne changes d’avis sans même avoir eu le temps de dire ouf….. 😀

    • Il s’avère que j’ai quand même du mal à lâcher mes livres papiers… Ceci dit le joujou électronique à un effet inattendu : je me met à acheter plus de livres, vu que je n’ai pas de bibliothèque de prêt de livres électroniques et de manière aisée de piquer les siens à Une Voix !

      Les hologrammes… On verra bien !

  2. Et pourquoi pas, en sus, revoir le film de Cocteau en noir et blanc ….. Bon, je sais bien que le noir et blanc c’est ringard et que les films de 1946, c’est presque le début du cinéma parlant en France, mais une époque en vaut bien une autre et Jean Marais vaut certainement bien Vincent Cassel.
    Vivement l’an 2090 qu’on nous ressorte un remake en version hologramme, avec des acteurs virtuels et réalisé par un computer autonome….. 🙂

    • Oui, voir le film de Cocteau ce serait sans doute sympa ! Pour l’instant je m’organise pour aller voir la comédie musicale à Paris.
      Pour ce qui est des hologrammes… D’une je ne serai plus là pour les voir en théorie, de deux, ben ça ne me tente pas plus que ça !!!

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