Se changer, changer le monde

Se changer, changer le monde

J’ai encore lu un livre. Plusieurs même, dont il faut que je vous parle. Mais commençons pas celui-là, le dernier en date. « Se changer, changer le monde », tout un programme…

Quand j’étais adolescente, j’aimais beaucoup cette chanson du groupe Téléphone que vous connaissez forcément. Ça donnait quelque chose comme ça : « Je rêvais d’un autre monde, où la terre serait ronde… ». J’adorais cette chanson. Il faut dire que je rêvassais assez facilement et que l’ambition de changer le monde me titillait déjà, mais juste un peu, de très très loin, comme un idéal inaccessible.

J’ai vite compris que pour changer « mon monde », il me faudrait d’abord changer moi-même. Etre un peu moins timide, un peu plus ouverte, un peu moins naïve, un peu plus audacieuse, un peu moins comme-ci et un peu plus comme-cela. En gros, il me fallait changer entièrement parce que vraiment il n’y avait rien chez moi qui convenait. Eh bien, croyez-le ou non, je n’ai pas réussi. Je n’ai toujours pas la sagesse de Gandhi, ni le physique des magazines, ni même le courage de Mandela. J’ai du apprendre à faire avec ma propre sagesse, mon physique à moi et mon seul courage. Et je n’ai finalement pas tellement changé… enfin je crois !

J’ai appris, par contre, que je peux faire des choix de vie, des choix au quotidien qui changent quelque chose en moi et autour de moi. J’ai compris qu’en étant en accord avec moi même, qu’en agissant d’une façon qui me semble juste, je change le monde. Et c’est ainsi que je me suis aperçue aussi que la terre est bien ronde !

La prise de conscience est une première étape. La mise en pratique est plus ardue. Le livre « Se changer, changer le monde » rassemble les contributions de quatre auteurs connus pour leur grande sagesse : Christophe André, Jon Kabat-Zinn, Pierre Rabhi et Matthieu Ricard. Il y est question de responsabilité sociale, de respect de l’environnement et de notre rapport à Autrui. Le lien entre transformation personnelle et transformation globale est évoqué et explicité. Mais surtout, nos quatre sages nous donnent des conseils pratiques pour faire évoluer nos habitudes, nous relier aux autres et participer ainsi au changement profond de notre société.

Si je devais ne citer qu’un court extrait de ce livre, je retiendrais cette fable contée par Pierre Rabhi :

Un jour, dit la légende amérindienne, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Le colibri le regarde droit dans les yeux et lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Vous sentez-vous colibri ?

Une réflexion au sujet de « Se changer, changer le monde »

  1. Pierre Rahbi……… quel grand Monsieur !!! Lorsque j’ai lu un de ses bouquins, « Du Sahara aux Cévennes », où il raconte un peu sa vie, de son enfance en Algérie jusqu’à son implication internationale pour la sauvegarde de la terre et de l’homme, j’ai vraiment pris une grande bouffée de pensées fraîches, sages, peu empreintes d’égo, très logiques ainsi qu’une formidable reconnexion à l’espoir concret que rien n’est jamais définitif et qui sommeille, il me semble, en chacun de nous. Même si tous les éléments extérieurs nous incitent à penser que tout est fichu et que nous courrons à notre perte dans notre façon consumériste et très irrespectueuse de traiter la Terre, l’humain et l’univers, certains d’entre nous, plus confiants que les autres, se sont engagés activement sur ce chemin d’espérance et d’actions capables de nous dévier véritablement des voies sans issues dans lesquelles l’humanité s’est apparemment engagée depuis plusieurs décennies. Monsieur Rahbi est de cette catégorie- là d’être humain. Comme il démontre véritablement sur le terrain (et ce depuis fort longtemps) que ce qu’il exprime dans ses conférences ou dans ses écrits est réalisable, on ne peut évidemment pas le traiter d’utopiste ni de « bon penseur intellectuel ». C’est du concret et cela commence à se savoir et à faire des émules sur la planète entière. Son mouvement « Colibris » dont le slogan est « coopérer pour changer » prends de l’ampleur et draine de plus en plus de gens de tous horizons et de toutes obédiences. C’est sans doute pour l’instant une goutte d’eau dans l’océan mais comme aujourd’hui certains scientifiques parlent de « mémoire de l’eau », quelques gouttes devraient suffire à changer un peu les paradigmes acceptés par le plus grand nombre.
    Tout n’est donc pas perdu pourvu qu’on prenne part à ces changements sur lequels nous ne pourrons faire l’impasse. Pour corroborer le passage du livre cité par Marie il convient que chacun accepte de faire, à son niveau, « sa part » du travail. Il faut évidemment pour cela avoir pris un tant soit peu conscience de ce que nous sommes et de ce qu’est réellement la vie dans laquelle nous nous mouvons…..
    Je suis donc certain, même si je ne l’ai pas encore lu, que ce livre : « Se changer, changer le monde » est un excellent bouquin puisque Pierre Rahbi y a participé. J’aime aussi beaucoup les livres de Matthieu Ricard et ça, c’est certainement une raison de plus pour m’inciter à le lire. Je vous invite donc à en faire autant afin d’élargir nos horizons et de faire germer dans la conscience collective ces petites graines d’espoir plantés par ces personnes avisés et éclairées auxquelles nous avons bien besoin de nous connecter en ces périodes dites « troublées ». 😉

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