Le chant comme source de bien-être

L’article du jour nous parle du chant et de ses bienfaits. Bienfaits sur notre organisme et sur notre psychisme, bienfaits accessibles à tous et ne nécessitant aucune dépense financière, bienfaits individuels certes mais tellement facilement partagés.

Cet article, je l’ai en fait écrit il y a quelques semaines. Jusqu’à aujourd’hui, il attendait patiemment sa publication sur le site de développement personnel Vie explosive, un blog qui nous donne des recettes faciles à mettre en œuvre pour prendre notre vie en main et gagner ainsi en autonomie, en énergie et en congruence.

La recette du jour est un très menu complet, déclinant en apéritif un petit cocktail des raisons psychologiques à la joie de chanter, en entrée une sélection des bénéfices du chant sur notre détente corporelle, en plat un morceau choisi sur le centrage et enfin, en  dessert, un assortiment de mignardises pour satisfaire les curiosités et appétits spirituels les plus aiguisés.

Je vous laisse donc déguster l’article Le bien-être grâce au chant en vous invitant également à gouter les autres plats de la carte, que son auteur Charles enrichit chaque semaine de nouveaux mets, faits de conseils et de témoignages de son propre développement personnel.

N’hésitez pas à me laisser ici vos commentaires et vos remarques par rapport à cet article…

Bonne lecture!

 

Respirer, c’est la clé!

On peut difficilement parler de chant sans parler de respiration. Si la respiration n’est pas la seule responsable de la beauté du chant que nous produisons, il n’est point de joli chant sans une bonne respiration! Pureté du son, tenue des notes sans essoufflement, même la justesse de la note dépend de notre respiration.

Il est donc nécessaire d’apprendre à respirer. Ou plutôt réapprendre, car nous savons déjà respirer. Il suffit d’observer quelqu’un qui dort calmement: l’inspiration est concise, l’expiration longue et régulière. A l’inspiration le ventre puis la cage thoracique et enfin la poitrine se gonflent, à l’expiration le ventre se creuse, la cage thoracique se referme et la poitrine s’abaisse.

Petit exercice

Pour pouvoir chanter sans être obnubilé par sa respiration, il est primordial que ce mécanisme (re-)devienne naturel, instinctif. Et pour cela, il faut s’entraîner. Eh oui, s’entraîner à respirer!

L’inspiration

Pour bien inspirer, on commence par vider ses poumons en forçant son diaphragme à remonter dans la cage thoracique et en rentrant son ventre le plus possible. On doit avoir l’impression que le ventre est aspiré entre les côtes (sans se faire mal quand même!). Lorsque les poumons sont vides, un besoin irrépressible de reprendre de l’air se fait sentir. A ce moment, n’essayez pas d’inspirer mais relâchez simplement le diaphragme: le ventre va se gonfler automatiquement démarrant ainsi le processus de l’inspiration. Lorsque la zone basse des poumons est pleine, continuez d’inspirer et la cage thoracique puis la poitrine vont se gonfler d’air à leur tour. Petit détail qui a son importance: on inspire par le nez qui filtre l’air que nous recevons et le réchauffe avant qu’il arrive dans la gorge.

L’expiration

Une fois votre réserve d’air pleine, vous pouvez expirer doucement en faisant pression sur le diaphragme de manière à contrôler la quantité d’air que vous émettez. Plus vous serez en mesure d’allonger la durée de votre expiration, et plus vous serez capable de chanter des notes longues!

Vous pouvez vous exercer à respirer en mesurant la durée de votre expiration. Commencez par compter jusqu’à 5 pendant l’expiration, puis 6, puis 7 et 8 et ainsi de suite, de manière très progressive.

Remplacez ensuite dans l’exercice l’expiration par une notre tenue, sur le son A et observez la différence de son de cette note selon que vous utilisez beaucoup d’air ou peu pour produire cette note. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, si l’on fournit plus d’air la note n’est pas plus forte mais juste moins jolie, comme si on entendait un souffle (une « fuite ») en plus de la note tenue. Inutile, donc, de gaspiller de l’air. On augmente le volume d’une note en augmentant la pression sur le diaphragme mais pas en utilisant plus d’air.

L’expérimentation vaut mieux qu’un long discours et ce sont vos sensations musculaires et votre oreille qui vous guideront. Cet exercice pratiqué régulièrement (oui, tous les jours c’est bien!) vous permettra de progresser au chant sans même vous en rendre compte.

Alors, tous à vos colonnes d’air, un, deux, trois… respirez!

Une voix