Poérotique

CircéIl a fallut un style, une voix, une liberté d’écriture un peu hors norme pour me sortir de mon mutisme rédactionnel et me faire retrouver le chemin de ce blog que j’ai laissé un peu prendre la poussière ces derniers temps.
Des chantiers personnels m’ont éloignée de vous pendant quelques temps. Chers lecteurs, je vous prie de m’en excuser.

Vous connaissez peut-être déjà Circé Deslandes ?
Elle vient de sortir un album, dont le titre (Œstrogenèse) annonce la couleur.

Je découvre cette artiste et je pressens qu’elle va faire parler d’elle prochainement et pour plus d’une raison.

La première est sans aucun doute son vocabulaire. Je pensais ma plume affranchie, je tombe de haut quand je découvre le premier extrait de son disque, dédié au sexe masculin, et dont le titre arbore fièrement et tel un obélisque un mot de quatre lettres commennçant par « b » et finissant par « ite ». Je ne vous parlerai pas du clip de la dite chanson, je vous laisse vos recherches par vous même…

Certains parleront de style provocant, à cause des images suggérées par les mots (et les mots suggérés par les images du clip d’ailleurs). Mais ce serait à mon sens assez réducteur et je préfère parler de liberté, de désinvolture. Désinvolture mais toutefois aussi beaucoup de sérieux dans cet univers qui, on le ressent, n’a pas été artificiellement construit pour choquer ni interpeller.

Les sujets érotiques, voire un peu crus sont abordés sans fausse pudeur mais avec une grande poésie. Poésie que l’on retrouve dans la musique qui est subtile et ciselée et qui m’a fait penser aux premiers albums du groupe Air dans les atmosphères et les orchestration. La voix est tantôt suave, tantôt ingénue et portent de vraies mélodies.

Trop la décrire risquerait de la desservir ou de rétrécir son univers et je n’en ai pas envie.
Je vous laisse la découvrir et venir nous en parler sur ce blog si le cœur vous en dis.

J’essaie de vous revenir vite, Inch Allah.
Bonne écoute !