Le miracle du souffle

Le miracle du souffleAlors même que je vous disais il y a quelques jours que l’inspiration musicale me désertait, je l’ai retrouvée au détour d’une conversation avec une connaissance.

Marie-Noëlle est directrice de chœur et professeur de chant à ses heures. Elle a écouté quelques unes de mes chansons et nous en avons discuté ensemble.

Je lui ai parlé d’une difficulté que j’ai et qui concerne le passage de la voix de poitrine à la voix de tête et inversement. Vous savez, la voix de poitrine, puissante et sonore (imaginez Véronique Samson) et la voix de tête, plus sourde, plus ténue mais qui vous permet de monter plus haut dans les aigus (disons, à l’extrême, Carla Bruni, bien que celle-ci utilise plutôt la voix de tête dans le registre grave).

A ma question, Marie-Noëlle m’a répondu par un conseil auquel je ne m’attendais pas. Elle m’a dit :

« Mets toujours un peu de voix de tête avec ta voix de poitrine et un peu de voix de poitrine quand tu chantes en voix de tête »

 Déroutée, je fis une moue d’incompréhension qui incita Marie-Noëlle à me donner une explication plus imagée bien que tout de même un peu nébuleuse :

« Imagine que c’est ton souffle qui porte ta voix ou au contraire que ta voix emmène le souffle avec elle. »

Dans quel pétrin m’étais-je mise en posant cette question à Marie-Noëlle ?! Curieuse, je me promis toutefois d’essayer, ce que je fis dès que j’eu un trajet en voiture suffisamment long pour me permettre de passer en revue tout mon répertoire préféré de Zazie à Amandine Bourgeois en passant par Christophe Miossec et William Sheller.

Et là, ô miracle, tout s’est éclairé. Les images données par Marie-Noëlle ont simplement transformé ma manière chanter. J’ai longtemps chanté uniquement en voix de tête, avant de découvrir que je pouvais aussi « brailler » en voix de poitrine. Mais, avec les conseils de Marie-Noëlle, je découvre une infinité de timbres différents pour ma propre voix. J’arrive à présent à soutenir une certaine puissance dans ma voix tout en bénéficiant du velouté de la voix de tête et inversement, j’obtiens, en voix de tête la fermeté que j’avais à présent uniquement en voix de poitrine ! Ma guitare, impatiente de tester celà est ressortie d’elle même de sa housse en chantant les louanges de Marie-Noëlle et, si j’ai à présent beaucoup de travail pour maîtriser cette découverte, j’ai retrouvé le goût et l’envie de chanter et de jouer !

Un miracle, vous dis-je !

Vous devriez essayer – les conseils de Marie-Noëlle et les miracles – ça fait du bien !