État d’âme

AvenirDémonter. Empiler. Trier.
Ou vais-je le ranger cet espoir là, tout frais éclos et déjà obsolète ?
Dans quelle catégorie ? Celle des rêves qui auraient pu se réaliser ? Celle des projets de vie avortés ? Ou bien celle des étapes qui nous permettent de devenir ? Cette dernière est déjà bien peuplée, je la choisis pourtant. Elle est la seule qui m’offre une perspective optimiste. Je choisis l’optimisme.

Il faut à présent prendre une décision. Garder ou jeter. Stocker ou s’alléger.
Difficile de me débarrasser si vite de ce petit dessein là. Et si je le gardais encore un instant sous mon aile ? Ce serait prendre le risque de m’embourber dans la nostalgie. Ne serait il pas plus sage de repartir à zéro ?
Mais d’une ancre, en ce moment, j’ai grand besoin. Enchaîner les nouveaux départs m’a exposée à tous les vents. J’ai peur de m’éparpiller, de me dissoudre, de me perdre de vue. Alors… je le garde encore un peu ?

Protéger. Emballer. Étiqueter.
Voila. L’essentiel est soigneusement empaqueté, sauvegardé. Prêt à être ressorti, reconstitué, remonté à la première occasion. Que celle-ci soit proche ou lointaine. Je serai prête. Je n’ai plus qu’à décider que faire de l’excédent, de cette énergie récupérée que je ne puis stocker et qui ne demande qu’à s’exprimer.

Recycler. Réutiliser. Revaloriser.
La forme importe peu, je vais, une nouvelle fois me réinventer.
Je chemine et le cap détermine les passages que j’emprunte et les directions que je prends. Pas la destination finale, qui n’est qu’une illusion.

Je ne vivrai pas de ma musique cette année. L’année prochaine non plus.
Et alors ? Je vis.

Contraintes et cerisiers en fleur

J’affectionne particulièrement d’écrire en me fixant des règles et des contraintes. Souvenez-nous, nous en avons déjà parlé à plusieurs reprises, ainsi que des maîtres de l’OuLiPo et notamment Georges Perec, dont nous avions commenté la Disparition

Je voudrais aujourd’hui vous parler des Haïkus, ces petits poèmes japonais qui me ravissent. Je ne suis pas une spécialiste, juste une amatrice de ces petites gourmandises poétiques qui se dégustent en une bouchée, et qui vous invitent, l’espace d’un instant, à ressentir, vibrer, voyager.

Ce qui, pour moi occidentale, n’est qu’une distraction de l’esprit, est au Japon un art sérieux et codifié. Codifié, avec des règles strictes… qu’on peut enfreindre. Et sérieux… mais l’humour est autorisé, ainsi que les figures stylistiques, dans une certaine mesure et dans le respect de l’esprit du Haïku.

Quel est donc cet « esprit » du Haïku ? Je vais essayer de vous expliquer ce que j’en ai compris. Tout d’abord, le Haïku est en lien avec la nature et avec les saisons, ou les cycles naturels importants, comme celui de la lune. Ces saisons et cycles peuvent être cités ou mieux, évoqués. Ensuite, le Haïku est l’expression de l’intemporalité, du temps suspendu et de l’éphémère. Les phénomènes qu’il décrit sont brefs, fugaces. L’instant présent – une goute de pluie, un animal qui apparait puis s’évanouit – laissant parfois comme une impression d’illusion.

Quant aux codes du Haïku, je préfère éviter de vous dire des bêtises en essayant d’être très précise, mais :

  • Le Haïku est fait pour être dit en un souffle, il est donc très court
  • Dans l’écriture japonaise, il s’écrit sur une seule ligne verticale mais comporte au moins une césure
  • Il est composé de 17 « mores » (en quelques sortes les pieds du poème), découpés ainsi 5+7+5.

Ces règles peuvent être transgressées (et le sont, notamment par les maîtres) et chaque transgression porte un petit nom bien particulier, selon qu’on a ajouté un « more », modifié le rythme 5-7-5 ou omis la référence à la saison.

L’adaptation française implique aussi, vous vous en doutez, de grosses entorses aux règles et à l’esprit Haïku. Je ne sais pas si les maîtres japonais apprécient la traduction de leurs poèmes en d’autres langues, mais pour ma part, je trouverais dommage de ne pas me délecter de ces petits plaisirs !

Assez parlé, je vous propose d’en lire un ou deux, par le maître Matsuo Basho, dans l’une de leurs traductions françaises (on trouve de nombreuses traductions différentes pour un même Haïku) :

Le vent violent déchire le bananier
Toute la nuit j’écoute la pluie
Dans un seau

Un autre, plus connu :

Un vieil étang
Une grenouille plonge
L’eau se brise

Vous l’avez compris, nous avons à faire là à une matière pour spécialistes. Je ne résiste cependant pas à la joie de m’y essayer. En voila un de mon cru :

Cendre du passé
Une brise de printemps
L’aura dispersée

J’en conviens, il me faudra encore me perfectionner.

Ca vous dit d’essayer ?

Quitte moi

Cher lecteur,

Je me permets aujourd’hui d’écrire un article d’auto-promotion puisque j’ai le grand bonheur de t’annoncer la sortie de mon premier Single « Quitte moi » aujourd’hui ! Il est produit par le label ApplePie et distribué en version dématérialisée sur les principales plateformes de diffusion musicale (streaming & vente en ligne).

Quelques mots sur la genèse de la chanson en Face A de ce single : il y a cette rencontre qui s’avère rapidement être essentielle, structurante, profonde, décisive. Définitive ? Puis une envie qui naît, celle de crier : « Aime moi ! Aime moi de cet amour qui dure éternellement. Nous avons déjà vécu toi et moi, plusieurs vies même. Il n’y a plus rien à prouver, plus rien à craindre non plus. Juste à aimer, aimer à ne plus jamais se quitter… ».

Tu auras sans doute noté, cher lecteur, une incohérence apparente entre le titre de ma chanson et la description que je viens de te faire de l’état d’esprit dans lequel elle a été écrite. Je te laisse découvrir le texte par l’écoute et comprendre par toi même ce qui ne nécessite pas d’avantage d’explications.

Retrouve la, ainsi que le deuxième titre « De la tendresse à revendre », à partir des liens suivants :

Sur Deezer

Sur Spotify

Sur Google Play

Sur Amazon

Sur YouTube

Je serais ravie de connaître ton avis en commentaire de cet article. Par ailleurs, si ces chansons te plaisent et que tu souhaites m’apporter ton soutien, tu peux le faire de l’une (ou de plusieurs) des manières suivantes :

  • Faire écouter ces chansons à tes amies, amis, copains, copines, cousins, cousines, collègues, oncles, tantes, …et toutes les personnes qui te semblent susceptibles de les aimer !
  • Cliquer sur « J’aime » à l’endroit où tu les auras écoutées …et sur toutes les plateformes où tu as un compte actif !
  • Ajouter les chansons à tes playlists et les partager !
  • Suivre ma page Facebook en cliquant, encore une fois (quand on aime on ne compte pas), sur « J’aime » !
  • Venir à mes concerts (toutes les infos sont sur ma page Facebook) !

Pour te remercier de ta fidélité, de tes écoutes et de tes clics (et d’ailleurs même si tu ne cliques pas), je t’annonce d’ores et déjà la poursuite de mes écrits sur l’écriture et la diffusion de chansons avec notamment à venir un article sur la structuration d’une chanson.

A très bientôt !

Tu m’as manqué

Enrouée la voix après deux… hum… presque trois ans de silence ?

Point du tout. Juste un peu intimidée de te retrouver, cher lecteur, comme un ami que l’on revoit après une longue absence.

Je dois te dire que tu n’as pas changé ! A peine un peu vieilli, mais qui est épargné par le temps qui file ?

Moi non plus, enfin je ne crois pas… mais parlons plutôt de toi ! Tu as l’air en forme et ça me fait plaisir. Tu m’as manqué, tu sais. Comment vas-tu ? Bien ? Tant mieux !

Quoi, et moi ?

Oh, tu sais moi… bon d’accord, je te raconte. Comme souvent et comme beaucoup, je me suis laissée entraîner dans une cadence infernale et dans un combat perdu d’avance : j’ai lutté et bataillé pour tâcher de m’épanouir, à pleine vitesse. Contradictoire ? Oui je sais… perdu d’avance, je te l’ai dit. Comment espérer gagner de l’énergie en rognant sur les temps de récupération nécessaires ? Comment imaginer faire rentrer dans mon quotidien et à grand coup de masse un peu de détente et de bien-être ?

J’ai changé de méthode. Enfin, je suis en train. Des mutations sont en cours. Petit à petit car les habitudes ont la peau dure. Mais, doucement, je change de rythme en modifiant mes priorités. J’ai un besoin profond d’autonomie et de liberté, je l’ai expliqué à mon patron quand je lui ai dit au revoir.

Je ne lui ai pas raconté que j’avais des projets et mille envies aussi et, entre autres, celle d’écrire et de faire de la musique. Et que pour cela, j’ai besoin de légèreté et de disponibilité. Temporelle, physique, émotionnelle.

Bon, d’accord, je le lâche le scoop : je prépare un single qui sera prochainement distribué (en ligne) chez tous les bons disquaires (de l’internet). Je prépare des concerts sous forme de deux spectacles différents (je t’en reparlerai). Et aussi, je prépare mon grand retour sur ce blog avec des lectures et des chansons à écouter et à décortiquer.

J’ai tellement de choses à te raconter !

J’ai hâte… enfin non, j’ai envie et je prends mon temps.
Passe une belle journée, cher lecteur, à bientôt !

J’arrête de râler

J'arrête de râlerMais qui m’apostrophe donc encore ?
Je pose la question tout en connaissant la réponse et en imaginant Une plume, les yeux en accents circonflexes, en train de lire cet article. Rira bien qui rira la dernière, et j’espère bien que nous en rirons toutes les deux.

En attendant, je l’admets, il m’aura fallut cette insistance délicate, cette redondance discrète d’interpellations à mon égard, cette invitation sous forme de sommation amicale pour me faire reprendre le chemin de ce blog bien-aimé.

Rira bien… disais-je, puisque le livre dont je vais vous parler aujourd’hui, nous l’avons commencé toutes les deux en même temps (l’année dernière ? le temps passe si vite…) et en avons interrompu la lecture non moins simultanément après avoir fait le même constat de la difficulté du challenge qu’il propose. Pourtant, nous sommes toutes les deux courageuses, chère Plume, non ? Pas plus l’une que l’autre, en tout cas, semble dire cet abandon commun…

« J’arrête de râler », c’est le titre de l’ouvrage en question et c’est aussi le défi que s’est fixé l’auteur (Christine Lewicki) il y a quelques années.

Pourquoi ? Parce que râler est une perte de temps et d’énergie précieux, parce que ce n’est agréable ni pour celui qui râle ni pour celui qui subit, parce que ça nous éloigne de personnes optimistes et inspirantes, parce que ça ne sert finalement à rien même si nous en avons parfois l’impression.

Et pour formuler cela dans un langage plus positif : parce que l’arrêt de la râlerie nous permet d’être plus ouverts, de vivre plus pleinement, plus sereinement et d’attirer plein de belles choses dans notre vie.

Si le pourquoi est relativement facile à cerner (malgré les résistances et la mauvaise foi qui peuvent se réveiller), le comment est un peu plus ardu. L’auteur du livre nous donne plein d’indications et d’outils très simples dans cette quête qui l’est beaucoup moins.
De la prise de conscience de nos râleries (et oui, critiquer son collègue de boulot dans son dos, c’est aussi râler) à l’abstinence totale ou presque (ah, et se traiter soi-même de nul parce qu’on n’y arrive pas, c’est encore râler), il y a un fossé à franchir ! Il y a comme une mauvaise habitude à perdre…
Ceux et celles qui ont déjà cherché à perdre une habitude, se seront aperçus que la méthode la plus simple pour y parvenir, c’est de la remplacer par une autre habitude, bonne tant qu’à faire (l’addiction aux bonbons qui remplace l’accoutumance à la cigarette étant un mauvais exemple). L’auteur nous propose tout simplement de « célébrer », en lieu et place de râler : dire merci à la vie, se réjouir des petites choses, profiter des instants et des gens, … Vaste programme !

Ah oui, et j’oubliais un petit détail : pour ancrer une nouvelle habitude (celle de ne plus râler, donc), il faut entre 21 et 28 jours, rien que cela. Le challenge proposé est donc de ne pas râler pendant 21 jours consécutifs, chaque râlerie intempestive provoquant bien sûr la remise à zéro du compteur.

Il aura fallut un peu plus de 2 mois à l’auteur pour réussir ce challenge, certains lecteurs ayant témoigné sur son blog (jarretederaler.com) ont eu besoin d’un an ou plus. Combien de temps pensez-vous mettre ?

Rira bien…
Alors Une Plume, on a commencé ce livre en même temps, on l’a interrompu en même temps, on commence le challenge en même temps ?
Je ne sais pas pour Une Plume, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, c’est parti !